Tuesday, July 28, 2020

Chroniques de l'invisible - 205

« Où vas-tu, Marin, de si bon matin ? » La voix est douce, voix de sirène, dans le rêve, tout tourne. Je dois faire le tri de tout ce qui se présente, choisir donc. Il y a trop d’informations. Ce doit être une nouvelle composition à chaque fois. Du bleu, du rouge, du vert ; du violet. Je ne sais pas où ça commence. C’est normal. C’est la boucle du temps, ritournelle endiablée proche de la folie, dans la cave profonde, piège ou test des battements de tambour, dans la terre, la voix que j’entends par-dessus tout, c’est impossible, on ne le croira pas, et pourtant, je l’entends, la flûte était venue me le dire, ce sera tout là-haut, dans l’extrême aigu, que tu sois femme ou homme, l’esprit se charge, les sons déclenchent les sensations pour toujours, venu de Lyon, avec le fils de Coyah, tout de l’Afrique en quelques heures, je dois tout retenir, l’effort est immense, je le fais, traverse l’orage des sons, le corps tout entier, noyé. À chaque pas, le début d’une nouvelle aventure. Cela ne s’arrête pas. Se mêle, s’accumule.

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