Porte d’une ville moyenâgeuse. Je venais vérifier, croyais même trouver l’indice d’une voie quelconque. La porte. Ne sert qu’à foutre dehors en langage ancien. Tiens, ça pourrait commencer comme ça, après six mois de tergiversations. Le petit gars venu de sa Bretagne profonde. On connaissait l’endroit. On disait c’est joli. Sur une carte postale. Le vrai du vrai n’était sans doute pas là. Plusieurs dizaines de kilomètres plein d’espoir. Suivre les indices d’églises en églises pour arriver à la source. Et trouver le charlatan avec sa boutique pleine de rêves. Vous saurez tout sur le zizi, limite placardé dehors, sourire masqué et sous ses grands airs, le test : bientôt la fin, consulter un médecin d’urgence. C’était la peur qu’il attisait. C’était l’épreuve. Je suis venu chercher quelque chose de très particulier. Je regrette presque de m’être trompé de chemin. Il y avait deux possibilités. Ce que je n’aime pas dans celle que j’ai refusée d’abord. Pas très clair. Je ne sais pas. Je ne le saurai qu’en y allant. Pour le moment, c’était vite revenir et me préparer à découvrir les éléments qui me manquaient. L’histoire réelle, sur le bord d’un chemin, c’est bien cela, orphelin, père spirituel abattu par la force gouvernante qui n’avait pour elle que le nombre et la technologie. C’était facile. Il est là. Tirez. Avec lui mourra tout ce qu’il contient, mais c’était sans compter sur son véritable pouvoir. Rien de tout cela, au contraire, ne mourra. Ce pourrait être un prologue. La mort propageant ses mystères dans toute la nature. Ce fut l’éradication. On ne voulait plus de traces parce qu’on ne pouvait contrôler les craintes qu’en les attisant soi-même. Mille ans plus tard, les traces sont toujours là. C’est un échec de la Doxa et nous entrons dans l’ère où nous serons suffisamment nombreux pour mettre en place l’alternative. Il faudra être humble et rigoureux. Ne rien laisser passer. Prologue intégré au récit. Tout va bien. Mille ans plus tard. Le gars de sa Bretagne profonde revenu. Au centre du mystère, dans l’entre-deux, où l’on ne pose pas de question. C’est ainsi. Je remplace des livres par d’autres. J’en lis, j’en écris. Tout cela vient s’adresser. Ne rien vouloir en posséder à part ce qui fait que cela puisse exister. C’était là le test. Je l’ai vécu certainement un grand nombre de fois. Ce coup-ci, cela prend une autre importance. Je vais contrôler cette matière, être l’avant et non l’après. Drôle de deuil à toujours faire. Je sais qu’il faut accepter. Les liens sont si forts. Je me le répète sans cesse. Maintenant qu’il y a des dates partout. J’y vois plus clair.
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