Un corps est trop étroit pour tout contenir. J'ai beau rester sans bouger sur le fauteuil, quelque chose me secoue : mes propres battements de cœur. Ce n'est pas le cœur, c'est Je qui bat, je bats à petits coups réguliers, et je m'interroge : qu'arrive-t-on à glisser de si puissant dans un personnage fictif qu'il se mette à susciter en nous un désir de chair ? On manipule l'argile de l'absence depuis si longtemps qu'on en obtient les formes d'un homme s'agitant, changeant, plus vivant qu'un homme.
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Sunday, November 13, 2016
Sunday, November 6, 2016
Hélène Frédérick
À l'échelle de la forêt, ou sous une voûte étoilée, l'humain est bien forcé d'admettre qu'il n'est qu'un insecte. On nous a fait oublier à quel point cette idée de petitesse est reposante, de la même manière qu'on oublie de rappeler à quel point les missions divines, celles du totalitarisme marchand par exemple, sont épuisantes et vaines.
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