Quelques nuages Soleil couchant Un oiseau traversant le ciel Quelques nuages Horizon Mer Un bateau Tellement de vent que le bateau vacille Quelqu'un regardant la mer Sable Un enfant jouant sur le sable Moi, pleurant.
Tu es pressé d’écrire Comme si tu étais en retard sur la vie S’il en est ainsi fais cortège à tes sources Hâte-toi Hâte toi de transmettre Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance Effectivement tu es en retard sur la vie La vie inexprimable La seule enfin qui compte à laquelle tu acceptes de t’unir Celle qui t'est refusée chaque jour par les êtres et par les choses Dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés Au bout de combats sans merci
LES MESSAGERS DE LA POÉSIE FRÉNÉTIQUE Les soleils fainéants se nourrissent de méningite Ils descendent les fleuves du moyen âge Dorment dans les crevasses des rochers Sur un lit de copeaux et de loupe Ils ne s'écartent pas de la zone des tenailles pourries Comme les aérostats de l'enfer