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Friday, October 26, 2018

[NO WAY] - 16

Revenir à l’écriture pour calmer les terribles moments d’incertitude qui se manifestent sous tous les aspects du quotidien, dans la manière addictive de se laisser mener dans tous les pièges de la pensée, lorsqu’après s’être dit « c’est peut-être le dernier jour », voir défiler devant soi les innombrables promesses qui n’auront donné lieu qu’à quelques empathies espérées, alors que tout semblait clair depuis le début : il n’y aurait rien à tirer de ces éléments-là, puisque le format ne fera rien avancer d’autre que l’expression du trouble, comme il se présente, tel que les mots choisissent d’en faire la liste immonde, qui a été autant de fois dressée et jetée, de tous les amalgames chronologiques, revenant tant d’années plus tard, les souvenirs, intacts, la parole, inchangée, cette douceur à l’instant le plus sordide, là, oui, là, c’est arrivé dans un appartement où il n’y avait presque plus rien, meubles emportés, murs aux peintures écaillées, jaunies par les soirées enfumées, le carrelage gelé, l’enfant posé à même le sol mangeant avec ses doigts les restes d’un repas improvisé en jetant là une tranche de jambon, là quelques pâtes, il n’était pas lavé depuis plusieurs jours, il n’occupait ses journées qu’à les regarder traverser les pièces en se gueulant dessus, en frappant, au passage, « arrête de me regarder comme ça, abruti », et les larmes coulaient toutes seules, le cri s’expulsait sans contrôle, jusqu’à ce que le silence envahisse tout, jusqu’à croire tout le monde mort, tout le monde, définitivement parti.

Monday, October 22, 2018

[NO WAY] - 4

Je crois chaque fois que je vais oublier, qu’à aucun moment je ne sentirai plus cette permanente douleur qui fait que depuis tant d’années je ne fais plus qu’errer dans l’espace interdit de ma plus intime sensibilité, parce qu’il y a toujours un événement qui vient frapper le quotidien des coïncidences m’obligeant à ne plus rien faire d’autre que m’allonger et tenter de m’endormir en n’écoutant plus que la langueur de quelque phrase venant s’inscrire non dans la conscience mais dans la mémoire diffuse, n’ouvrant plus que des trappes d’inconstance au-dessus desquelles je me penche inquiet d’être chaque fois attiré par des issues si différentes que je réserve le choix à plus tard en feignant de n’avoir jamais rien remarqué d’envisageable.

Tuesday, October 16, 2018

[NO WAY] - 45

Le caractère addictif est présent dans le gène social. On veut le voir se reproduire, mais pas sur nous. Alors, on le laisse vivre à nos côtés, se déployer. On voit comment tout cela se dégrade. Le corps, d’abord. Puis la dépossession, de tout. Jusqu’à l’intime, volé, subtilisé.

Friday, October 12, 2018

[NO WAY] - 51

Cette drôle d’aventure, de ne pas réussir à mieux définir ce souvenir. Il sera donc construit, inventé. Une lourde impression, presque sordide, d’une voix plus profonde, impressionnante, venue surprendre l’inertie.

Monday, October 8, 2018

[NO WAY] - 24

Une intense joie. La puissance d’un retour à la normale. D’avoir imposé la réalité. Le fait. Voir s’ouvrir les dimensions possibles, en lecture permanente. Des multiples supports. Quand la tension du texte s’étudie. À partir d’un modèle noble. Il n’y a rien d’autre à raconter.

Tuesday, October 2, 2018

[NO WAY] - 43

L’agressivité incontrôlable. Elle est là, bien réelle. Elle fixe un événement du passé, pour ressurgir, ou pire, simplement, pour surgir, car elle a finalement peu à faire de cette personne-là. Une cible. Qui pourrait changer, alors que l’agressivité est, elle, la même. Elle se nourrit d’images. La conscience s’en convainc. De plus en plus forte. Jusqu’à passer à l’acte. Maintenant. Dans les bras, tremblants. En pensées, obsessionnelles. À ne plus pouvoir se concentrer sur rien.

Friday, September 28, 2018

[NO WAY] - 57

Il faut le faire. L’examen de conscience. Ce qui se voit en premier : l’agressivité. Dans le bras. Puis l’obsession. S’entraîner à regarder impassible. Ecouter. Une réincarnation. Un affrontement. La joie, totalement disparue. Les tensions, fulgurantes. Des courbatures. Là où nous pensions que c’était fini. L’évidence d’une impasse. À ne plus vouloir regarder que l’écrivant. Où la condition institutionnelle gagnerait. Si difficile mesure. Une poésie faite corps. Le réel, accusant. Être, semble-t-il, épuisé. Nous, comme une communauté. Qui ne communique que par l’adhésion. Le format, détesté. Toujours à deux doigts de tout arrêter. Et pourtant. C’est bien l’après qui se trouve en question. Ce qui a été déposé n’est plus à étudier. Déjà trop de fois relu. Mémoire constante.

Monday, September 24, 2018

[NO WAY] - 31

L’exemple-même du personnage que nous aimerions capturé se présente. Il rentre chez lui, légèrement aviné. Il vient de passer un peu de temps à parler de son projet, qu’il ne sait pas formuler autrement que comme ça, et qui ne tient que par le possessif qu’il traîne depuis de nombreuses années. Il vient, justement, évoquer ce que nous étions en train de nous formuler, une nouvelle aventure dans laquelle il suffirait de rester chez soi pour se montrer au monde à travers les outils de la technologie. Tout cela est fort tentant, mais ne nous satisfait pas. D’abord, parce qu’il faudrait, tout à coup, qu’un grand nombre de personnes soient disponibles pour recevoir l’état d’un autre agissant. Ce serait, également, supposer qu’on aurait un quelconque intérêt à se retrouver dans une lecture imposée alors que, justement, nous travaillons sur l’aspect volontaire de l’activité. Oui, nous savons que cela prend plus de temps. Oui, nous savons que nous prenons le risque de rater des occasions de s’annoncer au public. Oui, mais nous préférons tout de même ce format-là. Le hasard d’une recherche, la qualité d’une rencontre. Si, à la base, il n’y a pas ce type d’énergie, il n’y aura aucune culture du long terme et nous continuerons inlassablement à nous battre contre des moulins. Il n’y a aucune commune mesure entre les moyens dont disposent la plupart des entreprises qui occupent le terrain que nous exploitons également et ceux avec lesquels nous tentons de faire œuvre. Ce qui nous passionne dans cet état de fait, c’est qu’une seule partie de la sphère médiatique suppose que ce qui ne leur vient pas sur un plateau n’existe pas réellement. Ça n’aurait ni consistance, ni envergure. L’autre partie, forcément dans l’ombre, produisant du moins lu, moins acheté, moins connu, n’a pas ce mépris de ne pas considérer l’existence d’autres modes d’expression conditionnant d’autres modes de diffusion. C’est pourtant là, aussi, sur cette face cachée, ou plutôt masquée, que pourrait se lire en direct le travail en cours de réalisation de l’humanité agissante. Bien sûr, nous ne le contestons pas. Il y a des affaires à suivre, des courses poursuites à entreprendre. Il suffit de longer les ministères pour s’en rendre compte. Une circulation contrôlée. Portail ouvert sur le pouvoir. Les grandes cours avec les berlines noires garées en épie. N’essayez même pas de frapper à la porte d’entrée pour saluer votre ministre parce que vous passiez dans sa rue, vous finirez jetés à la poubelle avec les clodos. Eux se disent que c’est là que tout se passe, et nous l’admettons, il s’y passe des intrigues importantes, mais ils ne considèrent pas que deux rues plus loin s’organise une autre société qui, elle aussi, sait maintenir son pouvoir. Cette société-là n’a que faire des titres et des uniformes. Elle n’est que circulation incontrôlée. S’y jouent tous les brouillons de la vie et s’y travaillent tout ce qui sera répété sous toutes les formes avant d’être présenté au public. C’est bien cela que nous ressentons, à la fatigue de nos mains, aux douleurs dans la poitrine d’avoir trop tiré sur la corde, aux machines à laver qui tournent jusqu’à minuit, aux vaisselles laissées en suspens, le labeur d’un travail qui tout entier se mêle sur une seule et même page où nous testons autant les ruptures que les liens, l’ampleur, l’efficacité, ne cherchant pas à nous adresser à des foules silencieuses mais à un réseau d’acteurs à qui l’on doit de partager la même vision d’un peuple échappant aux emprises qui subsistent. Le mépris n’arrêtera pas le mouvement. Nous tournerons la page et nous nous retrouverons.

Tuesday, September 18, 2018

[NO WAY] - 20

Je sens le corps céleste sur moi. Il me caresse. Mon corps se tend, puis tout se calme. C’est la même sensation qu’en forêt, que sur la plage, que dans un jardin, quand nu je me promène dans la nature.

Friday, September 14, 2018

[NO WAY] - 40

Tant qu’il n’y aurait personne pour intercepter ce processus-là, il continuerait à se laisser bercer par une mélodie propre, dont il avait entendu les premières notes, peut-être, en se voyant sillonner sur des routes sans mystère, approchant au plus près de ce qui serait devenu une pure inaction, car là aussi, un choix s’était formulé. Gérer, compter, ne rien prévoir au-delà d’une journée. Il ne faisait que colmater les erreurs que d’autres avaient laissées s’enraciner. À la fondation de tout ce que vous avez produit, leur disait-il, il a manqué une notion primordiale. Rien ne pourrait se faire, en soi, sans prendre en compte l’ensemble de données bien plus complexes que ce que vous avez envisagé. Tout d’abord, il est inutile de vouloir tout faire entrer dans des cases. L’humain n’y sera jamais bien. Il a besoin de circuler, de choisir, de faire comme bon lui semble, surtout s’il doit en payer une partie. Tout cela n’aura pas tant de conséquences sur tout ce qui agit en permanence. Nous laisserons. Nous avons appris cela. Nous n’y retournerons plus. C’est fini. La mémoire s’inscrit d’une autre manière et de l’avoir saisi nous rend confiants pour l’avenir, car demain, nous savons que cela se reproduira. Ce sera d’abord le calme, le lent éveil de l’esprit. Ce qui doit se faire se manifestera et nous tenterons de le réaliser, dans la mesure de nos moyens, soutenus par une pulsation accompagnant notre effort et signifiant seule qu’un mouvement créatif est en cours. Nous n’allons plus nous évertuer à forcer la porte de l’interlocuteur qui ne répond pas. Nous sommes suffisamment nombreux, désormais, pour bâtir notre idéologie, sans infidèles, sans inféodés, sans inférieurs. Les écrans que nous déployons nous conviennent. Nous sommes en direct avec nous-mêmes.

Monday, September 10, 2018

[NO WAY] - 27

Un peu désespéré, il comprit qu’il passait son temps sur le WEB à ne faire que répondre à d’incessantes stupidités échangées à l’aide de différentes applications de messageries instantanées, et comprit que ce n’est pas comme ça qu’il allait rencontrer qui que ce soit. Il partit à la conquête de Paris et traversa sans doute l’intégralité des arrondissements, car lorsqu’il se rendit compte qu’il en avait plein les pattes, et surtout, qu’il était mort de soif, le soleil se couchait sur la plage du côté de la Seine. Un dernier groupe de promeneurs profitait des premières fraîcheurs du soir. Il retourna un peu vers le centre. Le marais. Ses shorts courts, ses sacs à dentelle, et ses bars tendance bière à six euros, mais il s’en foutait : il était célibataire.

Tuesday, September 4, 2018

[NO WAY] - 36

Le temps de formater. Un esprit se mobilise. On glisse. On flashe. On s’arrête quelques secondes. On passe. On se rend compte que le flux est infini. Alors, on s’arrête encore, et on passe à autre chose. Il n’y avait peut-être pas besoin d’en faire autant. Si tout était allé autrement, ce que ce serait aujourd’hui, à ce jour, comme on dit. Ce sont comme des regrets qui s’installent. Là où l’imaginaire se bloque, car c’est impossible à concevoir. Et pourtant, une étape importante est en cours d’achèvement. La conviction est allée au bout. C’est un nouveau début. On fait comme si on était parti de rien, ou comme si on n’avait plus rien. Peu à peu, s’enrichir, d’une nouvelle manière d’être au monde. C’est arrivé sans que cela s’annonce autrement que par la langueur installée tout autour. La déconnexion désirée est maintenant effective. L’addiction n’agit plus. Il n’y a plus non plus cette peur de tout perdre qui constituait une partie conséquente du quotidien. Tout est bien là, au moment le plus juste. Il n’y a plus qu’une sorte de proportion à trouver dans cette radicalité. Ainsi, ailleurs. Les objets continuent d’indiquer les pistes à suivre. Voici un appareil, par exemple, qui ne fonctionne plus, et tous les appareils en arrêt depuis de nombreuses années ressurgissent. Ils font foule, eux aussi. Ils ramènent à l’histoire. Ils offrent une autre dimension à la notion de rupture, tentée à plusieurs reprises, dès le plus jeune âge. Inutile de faire un effort de mémoire. Il suffit de les savoir là, parmi les éléments actifs. De puiser ce que cela génère d’émotions réelles. De ce qui était supposé disparu. Abandonné. De ce qui, de fait, ne l’a jamais vraiment été. C’est un regard qui se pose. Un regard chargé de l’expérience traversée. Une écoute nourrie de tant de paroles circulant dans le corps. Lorsque le premier objectif était d’aider, mais au fond, mieux vaut l’admettre enfin. L’aide était gauchement dirigée. Quelque chose d’autre était en jeu, dont l’une des limites se ressent aujourd’hui, consciemment. Comme payer une dette individuelle. Envers soi. Les dernières ressources sont sur le point d’être épuisées. Alors, c’est l’invention, seule, qui trouve une solution. Un univers parallèle. Un lieu où tout ne fera qu’aller de mieux en mieux, puisque l’échec n’est plus possible, que cette notion a été assimilée au profit d’une autre. Tentative. Essai. Ça n’aurait pas réussi, selon ce qui avait été fixé comme objectif, mais ce qui a précédé, les efforts, les prises de décision, ont agi là où il était possible que cela agisse, tout simplement, recadrant parfois, remobilisant d’autres fois. Un sommet de montagne était attendu. C’est la mer qui se présente. Et l’adaptation est plus aisée dans ce nouvel élément. La force est alors de se dire qu’au sommet de la montagne ne se serait trouvée qu’une forme de souffrance, à trop vouloir lutter. Aussi, ne même pas se demander quand il aurait fallu bifurquer. Il fallait cette tentative. Il fallait cette direction. Il fallait s’imaginer qu’il serait possible d’inclure un grand nombre de connaissances dans une sphère rapprochée. Il fallait reconstituer les visages de celles et ceux à qui les messages s’adressaient. Il fallait, au fond, se produire dans l’inconçu. Chaque fois, s’y attendre. Un coup de sonnette. L’interlocuteur n’est pas là. Il a oublié ce qui avait été dit. Ce qui avait été convenu. À aucun moment il ne considérera qu’il s’est trompé. C’est ainsi qu’il a choisi de vivre cette relation. Tenter sans se l’avouer de se retrouver seul, ou comme il est, ou comme il l’a toujours désiré, au milieu de l’après-midi, encore lourdement endormi, alors que ce qui se préparait aurait dû le mobiliser. Il n’en était rien. Tout cela n’avait aucune importance. Il voyageait, en rêve. Il revoyait une douce arrivée dans un lieu partagé. Il était reconnu. On l’invitait. On le présentait. C’était si agréable d’être ainsi accueilli. Toujours avec un large sourire. Un endroit où il pensait occuper une place qui lui convenait, tellement, qu’il y allongeait ses heures de présence sans plus compter. C’est bien là qu’il fallait développer. Au plus proche de soi. Comme une seconde maison.

Tuesday, August 28, 2018

[NO WAY] - 18

Nouveau départ, encore, pour tenter de ne pas se laisser abattre, parce que la situation n’est pas encore totalement réglée et que la menace est toujours tenace, elle encercle la tête et coupe tout désir de continuer, comme si l’esprit de l’autre continuait d’agir à l’intérieur même du désir. Une forme d’épouvante s’empare. Tous les gestes attentionnés qui pourraient être comme un retour à soi sont totalement figés. Il faudrait réussir à rappeler les sensations d’une main caressante sur la cuisse, du jour où je l’ai retrouvé.

Friday, August 24, 2018

[NO WAY] - 2

Le temps passé à vouloir à la fois reconstituer la chronologie de faits anciens et développer l’univers fictif que ces mêmes faits génèrent au présent n’aura été qu’une période d’acceptation durant laquelle l’empêchement et le désir d’aller contre se sont confrontés en une multitude de variations qu’un quelconque plan d’action n’aurait jamais réussi à prédire autrement qu’avec des séries inaptes à leur nécessaire adaptation.

Monday, August 20, 2018

[NO WAY] - 9

De l’insomnie.
De la mémoire du corps.
Des coups dans la poitrine.
Des bras tordus.
Des coups dans le dos.
Des étranglements.
Des coups dans l’épaule.
Des courbatures le lendemain.
Des maux de tête.
Des nausées.

Solitude.

Parce c’était trop. Trop souvent. Trop longtemps.
Des coups. Des maux. Des courbatures.

Et la nausée.

Tuesday, August 14, 2018

[NO WAY] - 15

Il l’avait croisé par hasard, à la sortie de la gare. Toujours ce hasard. Il avait l’air de planer, dans son monde. Rien d’important, jamais, mais tout de même des pensées qui l’emportaient, ailleurs, dans son monde à lui. Ah, tiens, oui, pourquoi pas un café, mais il avait pris un jus d’orange et un croissant, quelque chose qui prendrait plus de temps que prévu, mais ça lui allait. Ça lui faisait du bien de juste passer quelques minutes avec lui. Il serait sans doute un peu en retard, d’autant qu’un café, c’était vite avalé, mais un jus d’orange et un croissant, ça voulait dire attendre, ça voulait dire l’attendre. Une donnée parmi d’autres : l’autre n’avait pas vraiment la notion du temps. Un café, c’était juste cinq minutes. Parfois plus. Jusqu’à moins le quart. Ça dépendait de l’heure d’arrivée des trains qui, à cette heure-là, dans ce sens-là, n’étaient pas prioritaires. Les conducteurs avaient ordre d’attendre, de laisser passer. On voyait la banlieue défiler. Paris, dans son nuage de pollution, et tous les matins, une vision du ciel dans lequel il vivait. C’était le plus beau point de vue sur l’aube ou, selon les saisons, le début de toutes les matinées qu’il allait passer en dehors du tumulte de la ville, juste pour le plaisir d’avoir à traverser un bois, sentir qu’il respirait mieux là, se rappeler qu’il avait fait le bon choix.

Friday, August 10, 2018

[NO WAY] - 54

Ce qui va faire actualité est plus simple que ce qui s’imaginait plusieurs mois en amont. C’est un commencement, une arrivée dans une sphère inexplorée, où il faudra de la sincérité. Un positionnement a été décidé. Il ne faudra pas s’en écarter. Ni de toutes ces sensations qui naissent lorsque le repos s’impose. Il est vrai qu’une dimension échappe à tout ce qui se produit au fil des journées, s’inscrivant dans ce qui longtemps ne fut qu’admirer. La carrure, par exemple. Cette manière grâce à laquelle le mot ne fait que se former. Ce moment où il vient s'immiscer. C’est comme un plan qui se mettrait en mouvement, un temps de travail à consacrer à autre chose. Tant d’heures passées à se relire. La mémoire est pleinement sollicitée. Elle s’engorge de données qu’aucun format ne pourra jamais saisir. Il n’y a plus que le vivant à l’œuvre. Une seule force à contenir.

Monday, August 6, 2018

[NO WAY] - 34

Des connexions sont faites. Conviction que tout en soi s’entraide et que cela apporte plus de pertinence à l’ensemble. Rien ne se perd dans le temps. L’imaginaire prend le dessus.

Monday, July 30, 2018

[NO WAY] - 30

Un mouvement se prépare. Les pensées nettoient. Une priorité absolue, désormais, sera de ne plus se laisser envahir. Puisque les coïncidences ont permis que naisse une parole, si intense, si peuplée. Temps d’écoute. La crise monumentale est peut-être passée. Ce ne serait pas utile d’y revenir. Et pourtant, elle est là. Dans la paume des mains. Comme un froid permanent. Elle n’aurait fait qu’agir sur la manière de dire, changeant de format. La voilà donc, cernée. De toute part. Cohorte d’outils simples. Un principe pour chacun. Il n’y a rien d’autre à dire que de s’en servir. Ce qui apparaît est sous la forme d’une atmosphère émotionnelle. Points de fuite ou points de chute. On ne le saura que dans un mois, dans un an, dans dix ans. Nécessaire lecture de ce qui a eu lieu, maintenant, existant, la naissance d’une opération méditée, volontaire, dont il faudra se dessaisir.

Tuesday, July 24, 2018

[NO WAY] - 13

Le règne de l’insignifiance. Il suffit d’une star et tout le monde applaudit. Il n’y a pas de système dans le système. Il faut arrêter de croire qu’on est manipulés. Aller moins vite. Travailler sur le micro temps. L’instant même de l’émotion. Gravure de l’âme. Musique répétitive. Tempo de l’éternité. Un mot, puis un autre. Entrecoupés. Une longue phrase, qui n’a rien à voir, mais qui surprend, par sa beauté. Saisissante, comme une Haïku. L’évocation de quelque chose d’intime. Une figure de l’auteur. Obsession. Conviction. Ce n’est pas si facile de partir. Dans tout ce qui est là, il y a une partie d’un tout qui, jusqu’alors, semblait cohérent. Réussir à s’arracher un bras. Abandon de soi. Le long des maréchaux. Vie bruyante. Toujours en travaux. Il marche dans l’inconnu. Lentement. Comme en sortant d’un spectacle bouleversant. Il ne prend pas les transports en commun, et pourtant, il est dans la foule. Nouvel espace. Ça respire déjà.