Showing posts with label Phrases d'été. Show all posts
Showing posts with label Phrases d'été. Show all posts

Monday, September 18, 2017

Aussi, tout à coup, sauter sur l’occasion

Aussi, tout à coup, sauter sur l’occasion, sans savoir qu’en faire, voyant peu à peu les lignes prendre une nouvelle tournure, parce qu’il n’y aurait au fond qu’une impossible distinction, l’indéchiffrable, sous les yeux, à se voir plonger dans l’irrémissible, pour mettre en fonction les tensions d’une même volonté, ces violents démons tentant de sortir des corps pour se battre à mort, regardant comment les éléments se disloquent, éparpillés, dans la soudure du temps, tant de noms criés dans la nuit, toujours trop tard, des esprits déchirant les terres glacées, si insupportables que nous sommes sur le point de leur demander de tout arrêter, tirant au hasard, quand il n’y aura plus que des victimes jonchant le sol, à la vue de tous les rescapés.

Tuesday, September 12, 2017

Le trouble habitant, les actes posés

Le trouble habitant, les actes posés, chaque geste inspiré, les confusions créatrices, doux parfum d’exotisme, l’existant possédant, les salives amères, les douleurs devenues permanentes, corps voûtés, protégés, le rythme d’un singulier balancement, tête penchée, regard triste d’avoir encore à constater l’épuisement d’une lutte fratricide entre des éléments fondateurs, socles de toutes les croyances, à ne plus vouloir faire semblant, où nous aurions subtilisé, coupé, tranché, s’adressant à d’autres, l’expression, disparue, l’évocation de soi, révoquée, le terrible jugement face au mépris, puissance de tant d’heures incompressibles passées à rester, avides que nous étions d’arriver à la concordance, déçus qu’aucune orientation ne soit prise de celles que nous avions espérées, voyant la situation se préparer, l’ayant envisagé sur un chemin, inventée toute une nuit, continuant les conversations qu’il avait manquées, un simple mot, merci, pardon, je comprends ce qui t’a mené aujourd’hui à maintenir ce mélancolique silence qui te rendait mystérieux, comme une règle enfreinte, quelques secondes, pour voir ce que ce serait de revenir à l’ancien temps, le temps d’une espérance désolée, dans le crépuscule d’une journée d’hiver, devant la nature figée, à la lumière d’un vieux néon bruyant, au loin, s’éloignant, les sons discordants d’une fanfare d’amateurs, les joies non retenues de l’enfance, les petits et les grands, triomphants, aux odeurs acidulées, les yeux enflammés, toujours, dans la continuité des bruits d’une banlieue dortoir, rentrer, se laver, voir chaque objet n’avoir presque jamais bougé, tenter de ne pas faire tout exactement comme hier, aux habitudes, répondre aimablement pour mentir, un peu, oublier de dire, qu’après une telle journée, le désir est ailleurs, dans d’autres villes, d’autres pays, dans d’autres maisons, d’autres lits, la rigueur s’étant peu à peu installée, à ta place, comme un chien, à l’heure stricte, le même programme, à la fin des obligations sociales, le même sommeil sourd, les mêmes lumières qui s’éclairent dans l’allée, machinalement, le château d’une fin de règne, délabré, où une autre histoire s’est installée, dans les murs, les moquettes, les escaliers, ouvrant subitement le regard vers l’ailleurs, le pouls s’accélérant, l’air envahissant tellement le corps que le visage s’illumine d’un sourire, à nous voir, enfin, réunis, au nombre de sacrifices, aux essais constants, tant pis pour ce qu’on en dira, comme une folie, de nouveau, assoiffés, les os craquant, le dos se redressant, pour s’accueillir, se souhaiter la bienvenue, un bon retour « à la maison », nous voilà, valsant, nous nous crions « comment ne pas y avoir pensé plus tôt », à cette manière de faire, cette manière d’être, nos prénoms, enlacés, nos vies mêlées, c’était si simple, sans effort, de se reconnaître, dans ce très lourd brouillard, ne comprenant pas ce qui fondait cette peur insensée, maintenant, peut-être, le moment attendu, une cloche sonnant minuit, la terre humine, plus rien que nos corps se faisant face, enfin, le début de notre histoire.

Friday, September 8, 2017

Remplir un manque, vides que nous serions

Remplir un manque, vides que nous serions, de nous être enfouis dans l’irréalisable, d’avoir investi pour un avenir radieux, à ne plus faire que disposer des mots qui accompagnent la douleur, de ne jamais s’être laissé emporter dans la tourmente du vice, le payer, émotionnellement, à cause des violences qui refont surface, parce que même l’écrire est devenu intolérable, piégée, dans l’honnêteté, l’utopie vacillante, se remettant chaque instant à niveau, là où il est utile d’agir, où les orages du trouble deviennent si agréables à traverser, les pensées, les images, les êtres, auxquels nous aurions souhaité nous adresser, cette union désormais indéfectible, pour se laisser porter, pour se laisser aimer, luttant contre le souvenir, ne voulant plus croire que des événements viendraient se répéter, enfin, trouvé, le lieu de l’expression, des lendemains à remplir pour continuer à vivre dans la conviction qu’une voie s’est ouverte où nous serions suffisamment insaisissables que nous devrons accepter, aussi, de nous être détournés, de ces morts qui attirent, de ces destructions qui surgissent, de ces renoncements faits corps, dans un temps qui n’appartient plus à personne d’autre.

Monday, September 4, 2017

Format offert à la suspension du réel

Format offert à la suspension du réel au-dessus de l’abîme foudroyant que nous balançons inlassablement, brassant les deux formes d’incertitudes, un avant, un après, levant, couchant, où décliner serait renoncer, d’y voir, en pleine conscience, le rideau s’ouvrant lentement, un fond d’âme tel un fond de plateau, un paysage reconstitué, l’expression figée dans le marbre d’une statue, femme ou enfant, la lumière, découvrant, habituant le regard à préciser, nouvelle, douce, d’un matin gelé, composant, avec des fleurs fraîches, des tables, une scène déjà prête pour accueillir, sans heurt, une invitation à revenir, tel, comme, pour, peu importe, les raisons, des origines venues s’apaiser à force des multiples relectures de l’immédiat, à travers des vitres vieillies, une brume du sacré, un chemin en travaux, les tentations rendues passives, de l’autre côté, mesurant l’émotion prenant peu à peu possession du corps, quand il voudrait frapper, oser, enfreindre, la loi dite des convenances, pour lutter à son tour, dans l’adversité, la nébuleuse observée trop longtemps pour n’avoir aucun autre moyen d’agir que la confusion des lignes, procéder au mouvement continu de la pensée, mettant en doute les proximités, les raisons d’être, ce qui apparaît douloureusement, s’évaporant ainsi dans le flux mystérieux d’une marche nocturne sous des arbres puissants, un oiseau au chant nostalgique, signifiant une présence, un espoir emplissant les poumons, larmes désespérées, de ne faire que perdre des êtres chers, des parts entières de soi, notre parcelle d’humanité, amputée, de ce qui, quelques secondes auparavant, semblait être de l’ordre de l’essentiel, une force d’inspiration, un modèle, de désir originel, le temps, de laisser s’éloigner, d’admirer le lointain comme une source, ne souhaitant plus en finir, désormais, avec la singularité, la distinction, quand on voulait empêcher, quand on voulait retenir, quand on voulait vivre, rompant tout lien social, à ne plus savoir déchiffrer les autres langages, tous, étrangers, tous, hostiles, en refus total d’apprendre, nous, à présent, à l’écoute, du moindre signe, sauvés, échappés, protégés, attendant d’autres nuits pour réguler cette longue insomnie, la seule inscription d’une vie achevée, d’un deuil à entretenir pour voir naître l’impensé.

Wednesday, August 30, 2017

À trop vouloir que soient condamnés de supposés responsables

À trop vouloir que soient condamnés de supposés responsables, simples images de soi transposées dans d’autres corps, pour se donner raison, qu’il y aurait le pur et l’impur, le bien et le mal, une pensée réduite à la bithématisation d’un système plus complexe, et donc plus riches, aussi, des innombrables facteurs venus se concentrer en énergie dans un espace de vie particulière participant au vivant tout entier, laissant définitivement de côté le brouillon, l’essai, le travail fastidieux, pour ne laisser poindre qu’une conclusion hâtive, le résultat d’une pulsation irrégulière, à croire encore qu’il y aurait à jeter, à déplacer, pour la mémoire, pour la gloire, pour toutes les questions à venir, les impasses, là où discourir pèserait, là où passer d’un univers à l’autre pèserait, pour aider, justement, à s’en échapper, là où le mur s’est dressé, parce qu’elle s’était mutilée, de trop souffrir, des traversées, des tunnels de doutes, des années, parfois, à ne plus savoir où elle en était, constamment, en écriture, l’écriture, souveraine, autonome, terrorisée, à cause de l’évidence, la cadence, la prise de risque, la volonté de prospecter, de pulser dans le corps l’intime nécessité, n’ayant plus que la foi pour ne plus répéter, tellement de fois, tellement de jours, qu’il faudrait un robot, une calculatrice, un objet du quotidien, un ustensile jugé banal, inutile, inconcevable, sujet d’inexpression, balance indicible entre le réel et la fiction, à poursuivre, incessamment, jusqu’à ne plus pouvoir reprendre son souffle, jusqu’à devenir l’insupportable moment-même du cri, étouffé, celui qui reste dans la poitrine, pour lequel il aurait fallu tousser pour qu’il puisse être expulsé, oui, ce cri-là, qui signifiait que c’était la fin en mouvement, ce que personne ne sait, avant l’arrêt, définitif, à ne pas savoir combien de temps un corps resterait dans la catégorie administrative du vivant, étendu sur un parquet couvert de poussière, pensant en un regard aux papiers éparpillés, au bordel, partout, à la vaisselle, aux drogues, à ce qu’on verrait de ce mystère, de ce manque d’explications, alors que tout n’était plus devenu que tourbillon, hasards, tensions et détentes, marques d’une sensibilité en exercice, d’un appel en cours d’exécution, pompiers, flics, voisins, concierges, peu importait, peu importerait tant, pourvu qu’un seul comprenne, qu’il y avait là une main tendue, un cœur brisé, toute une vie de blessures à soigner.

Tuesday, July 18, 2017

Ce froid glaçant les mains viendrait dire « ci-gît »

Ce froid glaçant les mains viendrait dire « ci-gît » et rappellerait d’autres travaux en cours, un effort tourné vers la mémoire où une partie a été inventée pour remplacer les grands vides de l’oubli, pour rétablir la cohérence là où il semblerait que tout a été dispersé, mélangé, reformulé, sans trop s’en rendre compte, pour avoir à se raconter une histoire, ayant toujours l’impression d’être à la naissance d’une nouvelle ère, voyant, partout, comment l’enfance singe les anciens, pour imiter, peut-être, mais aussi pour montrer, montrer pour signifier, montrer pour comprendre, montrer pour gagner, en répétant un mot, l’annulant, forcément, à cause de la loi nouvellement instituée, jusqu’à ce que le mot en question, avec d’autres mots, fasse sens, comme s’il avait surgi trop tôt, expulsé, peut-être, à moins que ce soit lui qui se soit libéré, mais s’il l’a été, ce ne fut que quelques furtives minutes, pour replonger, se laisser formater par d’autres mots mieux éduqués à mieux se coordonner, non pour surprendre par inconvenance, mais pour animer un sens plus profond, comme pour évoquer le temps nécessaire sans avoir à systématiquement le chiffrer, le dater, le mesurer, toujours, et de plus en plus rapides, ces échanges entre deux entités, à tellement vouloir savoir ce qu’il y aura là, après cette émotion, si intense, traversant le corps des incertitudes, quand nous l’aurions presque souhaité, trahis dans nos propres faiblesses, à ne pas vouloir croire aux liens indestructibles, « pour la vie », attachés, où les voix s’entraident pour ne pas se laisser emporter, dans les tourmentes conflictuelles, vite, ne plus voir qu’un même horizon, une même aube généreuse, où sont versés les succès espérés d’une véritable histoire relatée, pour qu’un spectre se lève, conquérant, puissant, lavé de toutes ces images de la perversion qui persistent à vouloir exister dans les sphères, les thèmes, les récurrences, nous voici, affligés, pour la beauté de la désolation, se nourrissant du trouble pour devenir et non plus pour s’infléchir devant la constance de tous ces criminels propulsés au rayon du non-être, dans la corbeille nauséabonde de l’inexistence.

Friday, July 14, 2017

Ce qui se serait passé, en chantier

Ce qui se serait passé, en chantier, en action, en existence dans l’être et son devenir, n’appelant qu’à réinventer un système pour résoudre la question de l’héritage, une bonne fois pour toute, quelques secondes avant, dans la marche, oublier, ou ne pas prendre en compte, pour immédiatement n’avoir qu’à prospecter, regardant peu à peu ce qui pourrait se dégrader à force de ne plus faire attention, à l’entourage, la ligne, la proportion, acceptant que la loi sera changée, pour supporter tous les changements, dans le comportement, l’émotion plantée dans la gorge, mobilisant toutes les dispositions, à défaut d’aller convertir de drôles de sensations en drôles de sensations, pour remplacer, pour ne pas savoir quoi en faire, de la beauté tout à coup submergeante, à recaler les pollutions de l’esprit, les défauts de contribution, un petit point dans l’avenir, un petit événement, devenu si puissant, où tant de personnes vont découvrir tant de facettes, de leur propre existence, une règle à laquelle il faudra se soumettre, maître d’un autre, l’insomnie se préparant, en solitude, une stratégie pour expulser ce qui a perturbé, là, quelques secondes seulement, auparavant, sans le dire, sans se l’être dit, un coup par derrière, dans la nuque, par surprise, une forme de lâcheté, de venir, en confiance, posséder, une sémantique de la douleur, pour ne rien en faire, a priori, ou ne provoquer que l’inquiétude, empêchés, que nous serions, de librement nous dire nos vérités, bouleversées, comme elles le seront durant de longs mois, à sentir comment elle s’insinue, l’écriture, dans la vie, le mouvement de la vie, sa place dans le mouvement de la vie, à reconnaître les impensables traces de sa propre constance, de sa propre existence, par dessus les âges, les considérations, des tableaux en forme de lente reproduction de ce qui aurait semblé subtil, dans l’invisible, dans la coordination d’une multitude de données, pour les concentrer, lues comme des brouillons, du passé, de l’hésitation, de l’impuissance, parce qu’il y aurait de l’inréglé, en échec, dans la réalité, dans la virtualité, par exemple, pour se faire Entreprise de soi, au-dessus de soi, juge, correcteur, décideur, sans passion, juste l’efficacité sur les pierres dures comme des tombes, sur l’insensibilité pure.

Monday, July 10, 2017

De toute évidence, le besoin de mieux sentir la réalité de l’expression

De toute évidence, le besoin de mieux sentir la réalité de l’expression, si difficile à contenir là-bas, si productive ailleurs, à voir comment se tissent les éléments du discours, pour soi, pour le bien-être d’abord, d’être installé, aussi, dans un espace qui ne sera pas constamment transformé, pour le choix qui a été formulé, d’y conquérir l’instant, à défaut de savoir comment elle aurait fait, l’écriture, l’inventer et la réaliser, rendre effectif l’amont, l’en-deçà, qui n’est plus seulement un miroir, ni même une réflexion, mais une application, pour éviter ce qui semblait inutile, de se voir souffrir, d’avoir abandonné une partie en cours, dans le remords, dans le regret, se voir dire ce qui est réellement, pour l’injustice, pour provoquer l’empathie, sans réfléchir aux conséquences du non-dit, ou de l’impossible à dire, là, dans l’immensité, un seul mot tétanisant tout le reste, au point de se laisser saisir dans l’immobilisme, un bloc de glace devant lequel se préparait la procession des veuves et des veufs, quand tout se propulse dans l’avenir, plusieurs mois, plusieurs années, quand il n’y aura plus qu’à piocher, dans tous les silences installés, à tirer l’élément manquant, ce qui avait échappé à l’attention, n’ayant plus peur de répéter à l’infini les sensations qu’il est nécessaire de puiser, le style garantissant la singularité, quand les phrases resurgiront, trop tard, criminelles, en fuite, obligeant à écrire ou modifier des lois, pour imposer que nous n’aurions pas eu le droit de tenter l’aventure, quand ils en seront au prologue et que nous, nous en serons à l’épilogue, quand nous nous réjouirons de voir leurs effrois, eux, les incompris, les soi-disant victimes, à qui nous avons refusé de ressembler parce que détruire n’était pas inscrit au tableau des objectifs, parce que se fondre, disparaître, fusionnés, n’était pas acceptable, partant comme se libérant, du joug, de l’arrogance, de l’outrecuidance, de la malhonnêteté, les devinant s’exciter à essayer d’y voir leur propre portrait, n’y trouvant qu’un trait mélangé à un autre trait, rendus misérables de n’être plus reconnaissables, même par eux-mêmes, doutant, sublime justice de la morale, de plein fouet, dans l’espace privé, giflés, à leur tour, abattus, dans leur intimité, ne sachant plus à quoi se référer pour justifier un comportement d’imposteurs, n’en pouvant plus, sans autre violence que la prise de conscience, de se voir ainsi accusés.

Tuesday, July 4, 2017

À se manquer à force d’exister

À se manquer à force d’exister, ailleurs, parce qu’il n’y a plus de secrets, nous, troublés, forcément troublés, comme des amis perdus de longue date, à se retrouver, immédiats, à s’aimer par nature, à lire en partie cette histoire traversée, d’où nous nous sommes exclus l’un et l’autre, à voir ce qui est resté et ce qui a changé, ce qui change, même, dans l’instant, dans la manière de nous percevoir, de nous attendre, de nous savoir possiblement disparus l’un pour l’autre, parce que c’est déjà arrivé, une fois, dans notre vie, de nous laisser partir dans d’improbables univers, dans lesquels il semblait impossible de pénétrer, à ne plus vouloir entendre ce qui pourrait à nouveau nous séparer, notre manière de nous consacrer à d’autres projets, à d’autres objectifs, aux dynamiques inverses de deux héritages, si différents, l’un s’affaissant, l’autre conquérant, l’un mourant, l’autre naissant, des formes d’humanité qui se croisent, toujours, dans leurs propres attentes, dans leurs propres domaines, dans leurs propres manières de s’exprimer, sans trop savoir si l’une est en avance sur l’autre, si nous connaitrons la fin de l’une, la fin de l’autre, comme un segment d’une immense ADN, par toutes les dimensions de l’être, opérant ce qui semble pouvoir se maintenir, dans un paysage si lentement en mouvement qu’aucune pensée n’envisage de le voir différent.

Friday, June 30, 2017

Nous aimerions rencontrer la vision irréelle de la pureté

Nous aimerions rencontrer la vision irréelle de la pureté, là où elle a été abandonnée, comme elle était, assise à sa table, musique répétitive, pour ne pas lâcher l’attention, pour que le corps se souvienne immédiatement dans quelles conditions il se met à produire, à conduire, demain comme hier, parce que ce temps de la vie n’a plus de conséquences, parce qu’une autre unité s’est installée, liant le paradoxe à la surprise, chaque jour en retard vis à vis d’elle-même, l’écriture, prise d’assaut, la forteresse ne cèdera pas, car il faudrait une stratégie qui ne peut pas se concevoir encore, à cause de cette part qui n’existe pas, à cause du désir qui surplombe, à cause du désespoir, comme un puits de lumière, propulsé dans l’atmosphère, pensant à tous les irradiés, les sacrifiés, se levant dans un nuage de poussière, ne ressemblant plus à rien, après des centaines et des centaines de traversées, se retrouvant, dans chaque mot, la puissance authentifiée dans l’inversion, du genre, de la chronologie, pour ne pas s’accrocher facilement, pour forcer la conscience à aller jusqu’au bout, d’une allée, d’une idée, les absents désormais consacrés, transcendés, sortant de leur cercueil, pour prendre la parole que jamais personne n’avait entendue, un cri multiforme, de toutes les vitesses, de toutes les fréquences, de toutes les directions, des âmes grimpantes, chutantes, propulsées, entrechoquées, magma d’invraisemblances, de ressemblances, le starting block d’une communauté entière, prête à ne plus rien faire d’autre que de coller les mystères les uns aux autres, pour laisser une immense place à un seul mot, une seule phrase, un seul personnage, pour que tout cela surgisse au moment où plus personne ne l’attend, parce qu’entretemps, quelque chose de suspicieux s’est immiscé, dans la tournure, la formulation parfois, obligeant à voir comment le rythme accélère, les lignes se disloquent, les signes passent sans pouvoir les fixer, l’idéal constamment en ligne de mire, seuls au centre d’un décor décharné, quand ils reviendront, même si ce n’est qu’une seule fois, une dernière fois, des flashs, une transcription, imaginant, derrière un fauteuil, dans un lit, l’expérience solitaire d’une double activité, pour seulement quelques minutes peut-être, venir en aide, à distance, comme pour rompre une habitude, un matin, choisissant un autre chemin, pour être plus en contact avec la nature de l’être, ce calme pré-existant de l’éveil, entendant passer la forme la plus outrecuidante du mensonge se positionnant, bien sûr, en bonne place pour agir, sentinelle toujours en poste, en fonction, quand naît la réplique, la sanction, elle plonge dans l’univers fantastique de ces petits mouvements extrêmement furtifs, tous radicalement et immédiatement différents, des petites âmes, ou des bouts d’une grande âme, presque immatures, apparaissant, disparaissant, nourrissant, une vitesse si vive qu’elle devient de fait incontrôlable, à les souhaiter revenir, repartir, n’exister qu’une fraction de seconde, comme pour faire résonner d’autres durées, feux follets de l’impensé, le lâcher-prise sur l’existence d’une forme encore non décrite du réel, au-delà de l’exprimable, au-delà de l’imaginaire, non pas sur mais dans, préparant la substance, ce qui sera offert à l’aube, de toutes les aubes, en chantier, permanent, apaisé, pour assister à l’illumination d’un regard qu’aucun n’a encore porté, agissant pourtant en profondeur là où l’expression du sensible se mobilise pour restaurer une image dégradée, se redonner confiance pour n’être plus que ceux qui marchent, main dans la main, le long d’une rivière calme.

Monday, June 26, 2017

L’amour, d’abord, de s’être éloigné de la foule

L’amour, d’abord, de s’être éloigné de la foule, enfin seul, comme retraité d’une autre vie, la vie d’avant, la vie des tourbillons, des projets fous, des impuissances face aux illusions, des retours insensés dans les mémoires atrophiées, pour aller ailleurs, semblant comprendre, ne faisant que nourrir les regrets, de n’être jamais allé au bout, des pages, des livres, des histoires, parce que commencer suffisait, répéter, suffisait, pour scinder tous les mouvements, se dénombrer, se désarticuler, croire qu’il y aurait une source où tout se retrouverait, dans la pureté de l’inchangé, un trésor protégé, attendant que les mots se forment, un brouillard de toutes les émotions, pour être en présence d’une seule pensée, à l’instant où il faudrait compléter, justifier, agir, se retrouver démunis, à plusieurs, toujours, voyageant dans un même espace, inspiration rendue difficile, parce que les échecs reviennent, s’installent, réclament, que leur cas soit étudié, individuellement, beautés fragiles, en cours d’élaboration, de rendez-vous en rendez-vous, vers le changement, la lente métamorphose, tout ce qui s’est passé ayant désormais un format, la conviction, en œuvre, de ne plus avoir à détruire, aujourd’hui, pour la révélation d’un domaine lié à l’expression, ces merveilleuses similitudes de l’instant, partagé, convoité, parce qu’il va falloir viser un nouvel objectif, celui de construire, celui d’écrire, pour celles et ceux qui écoutent, là, au fond de l’âme, où tout a été rassemblé, pour faire un premier tri, pour développer ce qui vient, ce qui se présente, ce qui a été déposé pour qu’un autre s’en saisisse.

Friday, September 16, 2016

Robe sensuelle



Robe sensuelle, tissu couleur chair couvrant les bras, voile noir et léger sur le torse laissant deviner la sculpture ronde et fine des seins que tous les regards désirent, qu’ils soient femmes ou qu’ils soient hommes, volontairement discrets, captivés, capturés, comme si la présentation de la beauté se faisait unanime, douceur de l’éternelle divinité, s’élevant sur son char mythique, noble, sereine, les bras chargés d’enfants, faisant sens dans chacun de ses gestes, dans chacune de ses paroles, forteresse de la neutralité, expression juste du bien, sur son passage, à sa vue, figeant l’émotion intégralement, cœurs transformés en rochers où vient fouetter la grande marée, gifler la vague, souffler un vent démesurément puissant, arrachant toute forme de vie, végétale, animale, eaux ruisselant dans les aspérités, violemment désolées de n’avoir plus qu’à se fondre dans l’immensité profonde d’un océan de larmes.

Monday, September 12, 2016

Au bout d’un pinceau fin

Au bout d’un pinceau fin, aquarelles bleues et roses, effet de flou, silhouettes fines, noires, comme des ombres allongées, semblant seulement observer, les unes à côtés des autres, ensemble, dans un même paysage, presque par hasard, d’une même famille, d’une même constitution, faites par un même artiste, assis sur un tabouret en tissu, depuis vingt ans, par tous les temps, ne faisant que deviner la foule plus ou moins dispersée qui circule derrière lui, s’arrêtant, photographiant, plongeant le regard le long des tracés courbes, s’étonnant en silence de la beauté des couleurs, du grain du papier, parcourant les autres toiles achevées, aimant l’une, puis l’autre, préférant tel format et, devant le prix, à cause de la pluie, se détournant presque honteuse de n'en pouvoir emporter qu’un souvenir imprécis.

Thursday, September 8, 2016

Le premier immense effort vers la fin



Le premier immense effort vers la fin, où tout se réalise, avant le jugement implacable du dogme, du code, ce qui empêche de créer, parce que la beauté ne pourrait se dire, simplement, regardant le dernier quartier de lune, seul, haut dans le ciel, en plein jour, confondant l’idée reçue qu’il y aurait un astre pour chaque côté de la terre quand il n’y a qu’une puissance vive et une puissance réactive, lien entre l’omniscience et la permanence, où la rupture n’est plus possible, fondant, enchaînant tous les éléments à un seul système devenu proposition comme une autre, un choix, l’expression de la nature de l’être, paisible, continu, ne faisant qu’évoluer dans la lenteur pour donner un sens à l’action, une singularité, produire de la volonté et se faire conquérant d’un propre savoir, d’un amour retrouvé dans les sueurs de l’été à ne plus rien faire qu’attendre que le temps du présent se nourrisse de toutes les sensations inscrites en profondeur dans la vie.

Sunday, September 4, 2016

De l’air pur emmagasiné



De l’air pur emmagasiné pour un nouveau cycle, dans la lenteur de la transformation, non plus mutation ni métamorphose, quelques traits seulement, un visage, la longueur de la chevelure, l’âge d’une première ride, regard tourné de l’autre côté, comme endeuillé, portant tout ce qui ne se dira plus, plaisir rare de l’intime silence où la volonté d’être s’inscrit, supérieure, rendue inaccessible, assumant qu’il est temps d’être sévère avec la croyance infondée, malgré le temps qu’il reste à la rendre active, selon un cumul de hasards, une série d’heures communes, qui pourraient se confondre avec un besoin de partage alors que des intentions diamétralement opposées se sont juste rencontrées dans un lieu où pour l’un il s’agissait de fuir la solitude, pour l’autre, l’habiter protégé par l’activité constante de l’écriture de soi.