Refuge. Le seul refuge, c’est le corps textuel. Je mets du temps pour y venir pour n’y laisser aucune trace des tensions d’autres corps générées par l’angoisse. Le premier réflexe contre lequel je lutte est le rapport circonstancié alors que je le sais qu’il n’y a aucun risque. Je ne réponds pas à cela. L’ambiance retombe. Cela fait des années que c’est la même histoire. « Je ne dors pas depuis deux jours ». Moi non plus. Depuis vingt ans. Pourtant, je fais acte de présence. Décision prise face au ciel. Je n’ai pas besoin d’un coup de fil personnalisé pour aider la manière qui a été employée pour encore me placer dans le camp des stigmatisés. Quand cela creuse à l’intérieur. Je n’aide pas à alimenter le système. On a tous le même spectacle devant les yeux. La responsabilité est tout autre. Au fond, c’est déjà engagé. Contre toute attente, je suis dans le rang. On parle même de sacrifice. On se jetterait dans la gueule du loup, mais si possible sans solidarité. Tout cela aurait pu devenir romantique. Le héros n’avait pas l’air très effondré. De discussions en discussions se révèle le non-dit. La façade semblait parfaite. Il allait aux putes. En fait, on ne sait pas. C’est la conclusion qui vient. Pendant ce temps, on continue de creuser. Rien à voir. La question de la responsabilité.
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