Friday, October 23, 2020

Chroniques de l'invisible - 292

À la fois, il me semblait bien présomptueux de croire qu’à deux situations exceptionnelles ne correspondent pas davantage de troubles, davantage de différences, d’exceptions. Chaque ingrédient venu participer à l’élaboration, participant au climat, se laissant emporter avec tout ce que cela contient, lorsque le commun devenu ennuyeux doit peut-être disparaître, n’être plus qu’une couche délibérément enfouie. Parce que ça commence à bien faire de ne pas savoir qui on est, de décrire la beauté idiote et paradoxale de ce que ce serait rencontrer on ne sait jamais comment le nommer comme si ça dépendait de l’autre l’amour comme si y’avait besoin de cela pour l’éprouver, à la grammaire des temps anciens, le complément d’objet direct et sans cela ce serait l’épouvante. Je ne vais pas attendre. Je ne vais pas tenter de m’accrocher à cette misère sous prétexte qu’elle aurait le don de refléter ce que nous sommes tous en partie, alors qu’au contraire, c’est la marque du pire qu’il nous faut éviter. Éviter, malgré tout, comme d’être redevable. Je vois bien où se joue la tolérance. Je ne veux pas manquer cet épisode. Il y a de ce tout à l’intérieur du tout. De même, le paradoxe prend forme. C’est le mieux pour moi. L’instant du dire à l’instant même où il s’exprime. Il aurait manqué quelque chose d’essentiel si j’avais suivi la voie de l’intolérable. Cela ne me correspond pas. Je ne suis pas cela et j’existe autrement. Ce sera facile de s’interposer dès lors qu’il est possible de le réaliser, y compris l’errance de mots qui se coordonnent. Ils n’auraient pas lieu d’être autrement.

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