Je pourrais. Ça pourrait être maintenant. Tout défile. Y aller d’épisodes en épisodes, tel que je l’ai apprécié, en provoquant. Je n’y crois pas toujours. C’est peut-être un défaut. Du grand tourbillon, il reste tout de même cette attache, ce goût. C’est ainsi que cela doit fonctionner, en solitude. Au cœur de la tourmente, des mains se tendent. Je n’ai pas réussi. C’est en attente. Pas encore un échec. Normal. Il faut du temps. Sensations si contradictoires. J’y suis comme un étranger, mais c’est en partie mon œuvre. Se détourner, la voir autonome. Des tout petits bouts lancés des premières fois. Il en faudra des milliards. Provoquer le mouvement, la légèreté. Le voyage aide parfois. Je vois mieux les circulations. Et puis j’ai envie de me moquer, aussi de moi-même. Le sérieux de la situation a tendance à bloquer, à figer. J’aurais pu. J’étais à deux doigts de le faire. La conviction que ce n’est pas le moment ni le lieu. Il se passera autre chose de bien plus concret. À moins que ma perception soit biaisée. Détournée par d’autres préoccupations. De l’ordre de l’instant. Mettre en place et tout laisser à la fois faire et venir. Ce qui m’amuse au fond, finalement. On aura tout vu en quelques lignes. Forcément y a-t-il une ponctuation. Cela ne peut pas être autrement. C’est ce qui me permet d’aller de l’un à l’autre. Ce qui ressemble à un vide à habiter. Une question pure d’auteur. Paf. Ça existe. Paf. Ça n’existe plus. Tout puis rien. Alors que de mon point de vue, c’est continu, seconde après seconde, toujours dans la matière, revenant aux écorchements, avec du recul, les esprits rencontrés, rien puis tout, cherchant des mots communs, je fais l’effort pourtant. Je n’en trouve pas.
---