Friday, October 9, 2020

Chroniques de l'invisible - 278

À chaque fois que j’y reviens, je tente de prendre un peu d’avance, de créer l’atmosphère avec cette conscience de l’air. Ce n’est pas seulement un besoin de repos. Véritablement, ce qui se perd, cette conscience-là. C’est simple parfois. Une fenêtre ouverte suffirait. Cela doit être accompagné. Oui, c’est une douleur. D’être dans ce contre-courant. Je mets en place ce qui pourra tenir. Pour cela, je dois contrer. Ce paysage comme une épreuve. J’avais bien analysé la situation. Il faudra être prêt. Là où j’ai été absent par obligation. Clairement, tout apparaît. Former. Ne jamais cesser de former. Jusqu’à ce que le désir se transmette. Je ne suis pas sûr qu’il manque un élément. Forcément, j’ai parlé de comment nous appeler dans le gouffre. Quelques secondes seulement. Y être invité puis y être laissé puis proposer un moyen d’en sortir. En laissant faire aussi. Ne pas s’accrocher au rituel. Il y en a souvent plusieurs. Deux auxquels je pense qui tiennent. Celui-ci déjà que je présente à bout de bras. Cet autre que je cache. Je pourrais ne pas en être très fier. Ce qui m’a plu, c’est qu’il s’est mis à rire. Une victoire. Il faut en rire. Tout cela n’est qu’une histoire qu’on se raconte. On voudrait des détails. À partir de quand y a-t-il eu un renversement. Peut-être quand je lui ai dit de ne pas feindre. De ne pas voiler ce qu’il est. Et tout à coup il était nu, touchant, au bord de l’imprévisible. J’aurais besoin de tant de temps pour promouvoir cette relation. Cela m’évoque la forêt. Je lui ai dit. Ces fleurs d’hiver. Les petites violettes. On ne sait pas d’où elles viennent, comment c’est possible. C’est cette image qu’il faut créer, l’invraisemblable. Jusqu’au silence.

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