Saturday, July 18, 2020

Chroniques de l'invisible - 195

D’abord, identifier la menace. Je l’apparente toujours à une trahison, ce qui signifie que j’apporte mon soutien et ma confiance sans être en mesure de l’anticiper. Cela, je l’ai identifié. Ce n’est pas la seule raison à moins qu’elle soit terriblement agissante au point qu’elle m’ait laissé, malgré l’expérience, sur le carreau. L’explication se tient. Elle tient d’ailleurs en tout lieu mais pas suffisamment. J’admets que je sois à un autre niveau où cela, permanent, se met en confrontation avec d’autres domaines, de l’autre, aussi, de la maîtrise du langage et de certaines formes uniquement liées à l’esprit. Ce point désigne en soi l’extraordinaire vertige ressenti, car c’est une stratégie qui s’est mesurée d’elle-même au quasi quotidien que la menace imposait. Et maintenant encore, elle est comme une maladie chronique. Je sais où elle est et où elle se tient, elle aussi, inamovible. Dans ce combat intérieur, je dois m’élever. Je l’ai en partie fait. Pas suffisamment. Je vois comment se tissent les pièges. Je les déjoue. C’est comme entrer en prière, c’est-à-dire inscrire dans le corps textuel ce qui fait foi. Cela détourne l’objectif, ancré dans chaque instant de vie, en service, pour ce qu’il y a de plus sublime : l’autonomie.

---

Précédent - Suivant