Sunday, November 22, 2020

Chroniques de l'invisible - 322

Ah oui. Désormais. Cela se passe au moins une fois. Ce sera plusieurs fois, mais déjà une fois. Dans l’ordre. Sans avoir à courir après le temps. J’ai envie de dire : un vrai dimanche consacré. Ou comme un dimanche consacré. Puisqu’un détail, puis un autre encore, est venu orner la compréhension. Je sais ce qui manquera parfois. J’espère pouvoir tout compléter. On verra. En attendant, j’ai passé un premier autotest. Ce n’était pas gagné d’avance. Une fois pleinement tel que ce sera encore quelques jours, ou quelques fois, ou chaque fois que ce sera possible. Sans aller au-delà de mes vœux. Je les respecte tout simplement. Cela se présente encore bien pour les prochains jours. Je me suis dit que ce serait l’occasion de laisser filer l’écriture pour interroger ce qui se pose en tant que question. Je ne fais pas sans. Je fais avec. J’ai réussi à passer cette épreuve. Un retour à vélo. Les rues vides. Aucun danger. Un sentiment de liberté absolu. Prêt à relever l’exigence que l’exercice me réclame. Je ne suis pas surpris que le sujet ait été abordé. Sujet que je maîtrise amplement. J’ai pensé : le voilà. Mais ce n’était pas lui. Ce n’était pas cela. Non que ce ne soit pas possible. La tentation. L’humiliation. En quelques jours, la question était réglée. Donc, c’est que nous avons une grande capacité pour déporter les sujets. Quelle drôle d’idée de s’imaginer que l’Esprit pourrait être collé aux vicissitudes. C’est pauvre de penser de cette manière. Je vais devoir y réfléchir encore. C’est à cela que servira la période qui commence, car tout commence, recommence à chaque fois. Tomber dans ce piège, c’est révéler sa propre fragilité.

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