Ce sera donc une première fois que je vais m’y consacrer. Il y a déjà eu un pas de plus, un pas qui me démontre très certainement ce que de ma fragilité je traite avec ce que je sais faire de mieux, car c’est une douleur lancinante qui à la fois m’intrigue et me conduit. Elle me réveille la nuit, me désoriente le jour. J’apprécie ce qui vient temporiser alors. À travers cela, c’est tout le temps qui passe. Aucun doute que j’ai une qualité à perfectionner. Je ne m’attends pas à ce que ce soit immédiat. Et puis, s’il m’est donné de le vivre ainsi, je le dois à ce qui m’a été transmis. Aussi, je ne vais pas contrer ce qui alimente ce travail. Il me semble normal à ce stade d’être parfois désorienté. Il y a eu un bombardement de nouveautés. Parmi elles, ce don que je me suis offert de modifier quelques attachements. Je le ferai aux heures disponibles, comme un loisir, un loisir qui m’oblige à travailler mais qui m’apporte également beaucoup de douceur. Deux points essentiels. Le premier est ce qui s’est trouvé sur mon chemin alors que j’y pensais de plus en plus sans trop savoir comment faire, signe qui me disait : c’est maintenant. Le second est une question d’assimilation pour reproduire en moi et chez moi le spectacle auquel j’ai assisté, l’améliorant pour moi car je l’adapte à ce que je suis et ce que je désire. Le fait de ne pas nommer rend tout cela plus mystérieux. Plus fragile. Il serait si simple de tout dire. De raconter l’histoire. Je pourrais même inventer et mentir. De toute façon, on ne me croirait pas. J’ai trouvé un lieu sans jugement, trouvé le moyen d’éviter les injonctions. Il me fallait une scène permanente. Je ne sais pas ce que cela va devenir mais je l’ai trouvée, cette scène, et elle me ravit.
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