Saturday, November 21, 2020

Chroniques de l'invisible - 321

Ce que je ne manquerai pour rien au monde, surtout en ce moment. À la clé, pourrais-je dire. Bien sûr que c’est une forme de fatigue. Et lorsque tout semble aller tranquillement, en confiance, le pied dans la porte, la petite variation, ce qu’il y a de commun et qu’il ne faudrait pas manquer. Sinon... Sinon... Aucune foudre ne s’abattra sur moi. Cela pourrait être sans importance. Au contraire. Cela en prend chaque fois plus. Ce n’est pas seulement la question d’une réserve qui aurait à exploser. Je ne suis pas ce genre de récipient. Il n’y a qu’à voir le lien entre l’effet attendu et ce qui se produit. Rien à voir. Alors les nuits fiévreuses, les marches inquiètes. C’était censé pouvoir arriver à tout moment. Devant tous. Une partie de cette forme de désir dissipée. Je ne sais pas encore si tout cela reviendra, ni où c’est allé. Cela circule, peut-être, tout simplement. Je pourrais en être déçu, mais puisque cela ne concerne que moi, ou plutôt ne concerne personne d’autre. Je n’ai pas à comparer. Et puis, ce que l’on en sait, après tout. On suppose. Le jamais vu. Je prends quelques exemples autour de moi. Essayons. Je règle déjà une temporalité. L’effet est bienveillant. Ce qui se laisse dans la trace du temps, semaines devenues des saisons entières. Ce serait amusant que tout cela coïncide. Je m’étais dit : au réveil. Cela n’a pas eu lieu, car il ne s’agit pas de ce quotidien-là. Pas seulement.

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