Une formation. Parce qu’il y a de la musique et de la répétition, parce que les mots aussi viennent s’interposer, parce que cela se pense, transforme, oriente, cela me plaît et j’y vais sans mesure. Le plus surprenant sans doute se trouve là où je sens que je mobilise une admirable émotion conçue à partir d’un répertoire dont je me sers à la fois pour avancer et pour créer. Tout se place sans ferveur même si j’ai décidé qu’un nouveau nom serait inscrit pour signaler ma présence et, en quelque sorte, mon soutien, mon accompagnement. Ce n’est pas une appartenance. Ce ne sera pas une addiction. Je ne revendiquerai pas cette pratique. C’est elle qui m’appartient. Je vois déjà les temps où il faudra concéder voire différer une organisation forcément autre. Ce qui m’intéresse, c’est l’empreinte, de ne jamais la brusquer et d’accepter ce qui s’est merveilleusement composé. J’aimerais me demander depuis quand cela s’est manifesté. Il y a eu très clairement un attrait, un premier plongeon dans un domaine que je ne connaissais pas. M’ouvrant d’innombrables portes d’étude, je me suis pris au jeu, un jeu de l’esprit où j’ai dû à travers ce qu’on en dit établir moi-même ce qui dans tout cela était prévu pour libérer l’esprit et le temporiser pour qu’il soit source d’un meilleur vivre social. Soigner. Oui. Cela m’a soigné, donné envie de créer et donné envie d’offrir, à ma manière, ce qui me semble le plus juste actuellement. Cela ne se fait pas par hasard. C’est une question de communauté. Un débat intérieur. J’observe, j’interroge et si ce qu’on me réclame n’a aucun rapport avec le sujet, je me dégage. Ce qui ne m’empêche pas de soutenir, parfois même financièrement, et d’être présent.
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