Saturday, August 1, 2020

Chroniques de l'invisible - 209

C’est une présence si douce. Je ne veux pas la brusquer. Je veux voir tout de même ce qu’il en est, où j’en suis, non pas déjà mais pour dire que cela ne peut pas être brutal, je m’imagine en train d’arriver au bureau. « Oliver Rych, dans mon bureau. » Ça peut attendre. Attendre que je sois disponible et disposé. De toute façon, je vois bien que ça ne s’arrête pas. J’aime avoir et avoir plus, en avoir un puis douze. Cela ne me rend pas étranger au système. Pour les imprévus. On pense souvent aux catastrophes. J’ai fait cela avec tant de soin. Par étape en quelque sorte. Pierre par Pierre. L’édifice prend forme. Je ne sais pas d’où ça vient. J’aime les châteaux. Comprenant ce qui se produit. Sans surprise, ce ne sera pas rapide, et cela me convient de l’apprécier. Je n’aime pas quand cela va trop vite. C’est qu’il n’y a pas de terre, de matière. Construire soi-même son temple. Cela aussi me convient bien. Il n’y a rien qui existe et qui puisse m’emporter totalement à cause d’une barrière inventée que je nomme « culte ». Là où le culte commence, je m’arrête.

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