Sunday, August 30, 2020

Chroniques de l'invisible - 238

Il n’y a pas vraiment de raisons à tout cela. Ce qui me semble évident n’a tout à coup plus lieu d’être. Peut-être que je veux concentrer. Un effet secondaire, un après-coup. Si loin du début. J’ai comme l’exemple à ne pas suivre qui s’incarne, où pourrait s’intégrer une forme de débat, d’apport de connaissances, où des sensations vives se coordonneraient. J’accepte d’aller sur certains terrains du commun, jusqu’à une certaine frontière, surtout lorsque je sens qu’il y a un autre besoin qui s’exprime, comme se place dans un domaine où nous serions en attente, être dans l’exploration. Cela m’intéresse et je l’écoute mais je précise avec plus d’acuité ce qui ne se partage pas. Je n’ai sûrement pas envie que cette période soit achevée, me promettant dans ces lignes que cela peut continuer. Il ne faut pas se retrouver débordé, ne pas laisser installer le désordre. Je n’ai qu’un seul repère temporel pour le moment, un seul fiable, lié à une sensation physique, à mon regard aussi, ainsi que mon touché. Pour en avoir d’autres, il faudrait que je sois plus assidu, que je note des détails par exemple, lorsque parfois je me décide, presque chaque jour, parfois juste une fois et le chaque jour reste en projet, alimentant des doutes sur ce qui me porte jusque-là. Puis il y a l’échéance. Je me l’impose violemment. L’essentiel a tenu mais le projet a changé. C’est que le désir d’un changement de forme est plus fort. Ce n’est pas que ça s’arrête. Ça se reporte en quelque sorte. Cela ne provoque aucune angoisse. J’y pense. C’est tout. J’y pense en ce moment même. Je ne veux pas oublier mais je ne veux pas faire de listes pour autant.

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