Je m’en remets tout simplement à ce qu’il y a de plus sensible, là où aucune interprétation n’oriente ou ne déstabilise la pensée, à cet ordre qui s’est naturellement imposé et à qui je dois de me voir dans le miroir de l’âme. J’aurais pu me choisir un autre personnage et surtout, avoir livré ce choix au début d’une découverte aurait pu me conduire vers plus d’abstraction. Cela devait m’arranger qu’il en soit ainsi, de partir de là, d’avoir des figures protectrices, domaine privilégié se concordant à un autre, créant d’autres désirs, revenant au plus simple, à une sorte d’origine. Je me promettais d’en dominer la substance comme si à moi seul je pouvais correspondre et dompter ce qui meut au rythme des siècles. Cela s’est tout de même considérablement ouvert, apaisé, malgré ces écarts parfois douloureux ne résistant pas au fait que cela n’aurait aucune importance. C’est tout le contraire, je dois l’avouer. C’est sorti du plaisir, à se forcer jusqu’à souffrir, de ne pouvoir dormir, de se lever le crâne dévasté. Tout cela n’est pas fait pour comprendre mais pour agir. Les sensations témoignent. Ce n’est pas qu’un hasard. Le devenir merveilleusement incertain si ce n’est qu’il est porté par la rigueur, muté par la fantaisie, produisant avec le réel l’objet d’une compréhension.
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