Monday, August 24, 2020

Chroniques de l'invisible - 232

Seulement, il y a des heurts, que je provoque. Je les désire vivants, pour me mettre à l’épreuve. Il est alors question de ce que je décide, comment je profite de ce que je m’offre, laissant partir ce qui a trop longtemps contenu. C’est aussi la question de faire exister ce qui me semble ne pas devoir prendre trop de place. Bien sûr, je vis cet instant d’une grande pureté que je ne partage qu’avec moi-même pour inscrire cette sensation lorsque rien ne coûte, rien ne pèse, rien ne prend l’espace de la respiration. Je viens de le lire intégralement. L’effet est encore dans le corps textuel. Je veux le maintenir. Cela me permet de résister. Le danger serait de se soumettre à de drôles de manières. Il faudrait se plier devant ce qui me semble tout simplement directement sorti d’un délire, car je le sais, des éléments peuvent se présenter, je les ressens en permanence, mais pas sous cette forme. Ce retour à soi pour développer une aptitude complémentaire. Je ne supporte pas de voir comment la faiblesse est utilisée. Le tragique n’a pas besoin de ces transports. Or, il est en nous mobilisant nos savoirs et notre compétence. Je dois entendre dans tout cela ce qui somme à suspendre pour prendre en compte d’autres voies. La différence me semble si criante. Tout me paraît plus petit, anecdotique. Je ne dois pas m’en empêcher pour des raisons économiques. Très clairement, il y aurait eu dans cette façon une manière d’effleurer. « Les effleurants. » Cela ne peut pas être autrement que de les rencontrer, d’y être confronté en permanence. Leur échapper, c’est ne rien dire et pourtant j’en dis trop. Je suis parfois à fleur de peau. Je n’oublie pas ce que je suis venu chercher. Côté spiritualité. Ce ne sont pas que des mots. Je ne veux pas dire. C’est un mystère. Ce que je garde pour moi. J’en ai trop accumulé pour dire. Prendre de la hauteur comme entrer en profondeur. Cela n’a aucun sens pour moi d’en faire une distinction sociale, mais c’en est une tout de même, une distinction, pour trouver ce qui me semble plus sensible, plus ancré, sans jugement. Je dois travailler ce territoire. Ce n’est qu’un début.

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