Je retrouve cela, de l’avoir à mes côtés chaque matin, au réveil, la chaleur rassurante des premiers mouvements de la conscience, encore rêvée, le grand sourire, le lever sans heurt, et ce qui s’est institué sans le dire, que les premiers mots soient ceux d’un roman, comme les derniers d’ailleurs, pour lier ce qui avait été construit par un autre et ce qui se construit, lorsqu’il faut refaire le paysage, se souvenir des personnages, sans transition, d’une beauté à l’autre, et faire partie ainsi d’une mémoire éternelle. Nous ne saurons jamais ce que cela signifie, et pourtant, ce n’est que du reconnu. Une même impression, retrouvée, quand moi-même je serai de retour sur ces frontières, entre deux livres, à la fin d’un cycle, au début d’un autre, calé merveilleusement sur les horaires et les orientations lunaires.
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