Tuesday, August 4, 2020

Chroniques de l'invisible - 212

Le chemin de Lana, presque un mot-clé désormais, pour se souvenir. Il n’y aura rien d’autre, à part l’exactitude d’une sensation de ce qui ne pouvait qu’arriver, sans surprise, l’enfant que je rencontre, bavarde, qui me donne la direction, m’accompagne dans la quête. C’était presque rien, et pourtant si fort. Je ne dispose pas par hasard. Cela me réveille la nuit. Toute crainte évaporée par l’autre temporalité, celle qui se veine. Me voir devenir si délicat avec tout cela. On s’apprivoise, on communique. Celle qui parlait d’aventure. J’avais les yeux écarquillés, puis j’ai plongé, puis j’ai douté. La confiance a gagné. Puisque tout se prépare. Ainsi, je devais apprendre que cela n’est pas instantané même si les premiers effets ont été douloureux. Préparer une possible attaque. Coup de poignard en plein estomac, et le vertige ensuite. Je reste debout. Je ne plie pas. Je subis ce que je dois subir. Je ne reste pas. Il y a ce qui me concerne et ce qui ne me concerne pas, ce qui ne regarde qu’un autre. Alors, je pratique la mise en œuvre dans ce ciel qui me fait perdre tous mes repères, comme à l’envers. Je ne vois pas l’abrupt qui me met en danger et je me perds, je prends un risque, esprit combattant, jusqu’à tout oublier. Je suis seul et je trace, à nouveau déconnecté. La période est loin d’être achevée. J’en mesure l’impact sur toutes mes vies. Et sans rien forcer grâce à tout ce qui est clair dès la première fois (ne jamais rater la première fois), tout s’enchaîne miraculeusement.

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