Je dois me rassembler. Je ne mets rien en danger mais je suis tout de même venu jouer avec le temps. C’est un terrain connu. Presque du temps à passer. Recouvrir le passé. En pleine maîtrise pourtant, alors que le corps textuel reconvoque les violences. Je saurai très certainement mieux dire aujourd’hui. La coïncidence me place de nouveau dans l’entre-deux. J’ai eu ces drôles de comportement. C’était à cause du non-dit. Et maintenant, libre. Libre, je l’étais, mais pas avec tous. Pas avec cet attachement pour lequel il y avait toujours un petit bout d’autre chose. Je vois bien que je recommence à faire des listes pour me justifier. Je viens de le relire. Je l’ai écrit. Je sais comment tout cela a pu avoir lieu. Je suis prêt à dérouler toute l’histoire pour expliquer les zones d’ombre. Cela dit je préfère l’image réelle. Je n’ai pas à lutter contre ce qui invisibilise. Il faudrait râler en permanence. Ça aussi, je l’ai écrit. Je n’en ferai pas une partie. L’image, donc, que je n’avais jamais ressentie comme un choix devant nos manières d’être. Je pourrais me présenter comme étant l’être souffrant, l’être qui n’a que des emmerdes. Me donner ainsi de l’importance. Juste une existence. Ce pourrait être une existence en soi, tout simplement. Les années se bousculent. Je ne suis pas pour ces retours, alors, j’intensifie le présent. Dans ce nouveau temps où on n’a rien manqué. Ce sera le sujet. Me préparer à ce que ce soit le sujet.
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