Je laisse quelque peu en suspens, dans une polyphonie très singulière, un climat je dirais transitoire et l’opportunité d’à nouveau tenter non de deviner mais de vérifier des formes de sensibilité, comme une application après que l’expérience a mené à savoir plus, continuer mieux et ne pas faire semblant qu’avec ce domaine de réalisation j’arrive à réellement ne plus faire correspondre le déroulé des phrases et ce que mon esprit pouvant être malmené par l’actualité anticipe parfois maladroitement et finalement impose de considérer des phénomènes à l’œuvre qui n’ont pas lieu d’être dans l’œuvre (en tout cas celle-ci). Rien n’existe en dehors d’une forme se renouvelant et l’être se métamorphosant, une fois qu’il l’est, ne peut revenir en arrière ou se refaire à l’identique, il est autre immédiatement, que l’élément ait été positif ou négatif. Sans aucun doute, ce qui constitue ce temps à la fois d’assimilation sensible et de compréhension presque théorique réclame une attention très particulière qui ressemble à une identification à travers laquelle la mémoire et ma méthode apportent un degré d’expertise qui n’a qu’une fonction : mieux assimiler et en apprendre davantage. C’est la même fonction, en effet, et si je dois un jour théoriser (c’est-à-dire conclure une partie) ou justifier (si je suis amené à rendre publique ma pratique d’écriture), je ferai en sorte que les deux composants ne soient pas dissociés. À partir de là, trois voies se dégagent comme trois tentations. Le choix se présente. Sur les trois, deux me semblent familières. La troisième me tente par la nouveauté, la singularité. Je mets du temps pour découvrir les détails, me rendre compte même que c’est une évolution.
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