Saturday, June 20, 2020

Chroniques de l'invisible - 167

Ce serait un peu s’inscrire et même là ne pas envisager qu’il y aurait un rituel ou simplement une habitude, la fidélité ne s’établissant pas par rapport au support mais à une nécessité devenue si intense qu’il n’est pas et ne sera pas une nouvelle transposition ou l’application d’un même ailleurs. Dans ce cas, l’ancienneté expliquerait un autre attachement, comme une reconnaissance. Je suis curieux de découvrir comment tout cela sera conduit et surtout ce qui fera en quelque sorte date concernant ces dispositions, lorsque, en effet, l’importance s’est véritablement déplacée de se reconnaître là où il n’y a pas ce regard que l’on pourrait croire public. Ce qui m’amuse à ce stade, c’est à quel point, pour ne plus le nommer, il est essentiel de vider ce qui semble pour n’être que dans ce qui est, ce qui est n'étant accessible que dans l’esprit. Je me dis qu’il y aura peut-être longtemps encore ces sortes d’attributs de la pensée qui s’accordent avec une grande simplicité, co-existant avec d’autres qui témoignent au contraire d’une complexité apparente, voile de l’indéchiffrable ou de l’inaccessible, ce qui ne signifie pas que ce n’est pas présent. Habiter ce monde-là, c’est lui donner sa teneur dans laquelle je trouve également de la rigueur. Celui-ci s’articule à des instants durant lesquels il n’y a plus de confrontation car les espaces sont séparés, l’un n’agissant sur l’autre en dehors de l’instant que si je lui confère un rôle. Sinon, il n’a plus d’autre influence que s’il m’aide à poursuivre. En quelque sorte, il ne vient plus rien dire de ce que je ne suis pas.

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