Thursday, June 11, 2020

Chroniques de l'invisible - 158

J’aime bien parfois ne pas avoir longtemps à lutter. Il suffit que je pense quelques secondes — sont-ce des secondes, d’ailleurs, plutôt des rencontres un peu mouvementées, oui quelques secondes si on les compte toutes, en fait je les chasse, l’idée de tout de suite me positionner les chasse. Des petites tentations. De grandes tentations. Suis-je enfin devenu cette nuit le Roi du Monde. C’est si stupide d’être en attente de cela, au service de cela, manipulé, soumis. Je chasse et je préfère revenir à ce que je commence à voir ou plutôt, voyant la fin venir et l’élaboration nécessaire d’un suivant avec toutes ces questions (format, fréquence et tous les anciens délaissés, si proche d’y arriver que je les ai même inversés pour tenter de mieux les comprendre ou ceux-là à peine entamés pour la simple et bonne raison que je me suis dit tout ce temps il ne sera pas possible de faire les deux ou les trois ou les quatre, de rater un jour pour celui-ci à cause des dates (la honte, trois mots ce jour), je compose, je dispose. Encore une fois, je n’ai presque rien à faire. Une atmosphère féérique où rien ne peut être heurté pour le moment. Il y aura des dangers. Ce n’est pas un paradis. Vivre et résister n’est pas de tout repos. Comme sortir du palais, en dehors du palais. J’avais à m’y préparer, à consolider quelques bases pour concevoir ce que serait maintenant d’élaborer en amont lorsque rien ne s’arrête vraiment et que des sortes d’alliés, sortes d’armes, d’atouts, oui, de compétences aussi. Cela criait de partout. Cela criait l’incompétence. Situation de crise, réquisitions, tous les droits malmenés. Je serais parmi eux, à côté.

---

Précédent - Suivant