Une partie de ce que je suis me donne du courage. Ce n’était pas gagné, et je vois bien que l’écriture refuse de plonger dans l’annonce de zones dépressives. Elle argumente en permanence. Presque comme si je lui étais dévoué, mais lorsque je peux à nouveau circonvenir avec elle, je la sens reconnaissante. Elle m’alimente. Je l’alimente en retour, projetant dans le devenir, connectant tout ce qui en moi existe ou disparaît, car c’est l’étrange sensation que je dois interroger. Ça disparaît. C’était là et ce n’est plus là. Ce n’est pas une question d’envie qui tomberait avec un jour suivant, quelque chose qui fait que tout accélère. C’est là, tout se construit intégralement et lorsque c’est fini, je n’en ai plus besoin. Cela ne se reproduira pas. C’est impressionnant de constater que tout cela est réel, en train de s’adresser à moi directement mais pas exclusivement. C’est ce qui connecte. Drôle d’histoire tout de même. On n’y comprendra rien. Je ne me suis pas trompé et pourtant j’admets presque instantanément que j’inverse autant mon regard vers la source qu’une forme de croyance. J’aimerais qu’il en soit autrement.
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