Le premier développement s’ancre dans l’imaginaire activé, support de la volonté, où tout vient s’articuler pour aider à formuler une représentation du réel, avec la banalité du quotidien, l’espéré, comme déjà créé, déjà existant, est présent, suffit pour fonder une loi éphémère qui établit les autorisations et les interdictions de l’instant, mise en application dans l’inconnu, devenant un parcours libre de l’omniscience, dans un environnement restreint, une voix qui s’échappe, assume la coexistence, s’en nourrit, influencer légèrement, accueillir la différence non comme une résistance mais comme un apport, une marque de reconnaissance, le fruit d’une conversation, d’un débat sensible, appelant à ce que nous revenions à l’intrigue qui s’est interposée, en réincarnant ce qui ne se reproduira plus jamais, dans l’indéchiffrable continuité de tout ce que nous souhaitons présenter à celles et ceux qui se reposent, n’oubliant pas que cette rencontre est difficile, parce que le niveau d’exigence ne fait que croître, parce que nos fatigues ne sont pas les mêmes, parce que cette connexion réclame de multiples abandons, dans l’essence, la raison d’être, à ne pas savoir combien de temps durera cet arrêt de toute autre activité, ensemble, en travail, l’un enseignant l’autre, l’objet d’une réussite, juste pour nous, dans le plaisir d’assister à la réalisation du possible, sous nos yeux, sans enjeu, à voir passer l’expression angoissée d’autres voix, quand l’écriture prend forme, qu’elle désigne ce qui va perdurer, ce mystère, engagé, un trésor que nous chérissons, une avance sur le jugement, le déjà-dit, à ne pas chercher à perdre, au contraire, à guider, quand d’autres ne font qu’attendre, nous avançons, nous procréons, sans limite, nous inventons, trop loin, trop haut, trop long, pour surpasser, agir sur l’outil, aimer se distraire dans l’infini poétique de la virtualité, sans jamais avoir ni à détruire ni à conclure.
Tuesday, May 30, 2017
Friday, May 26, 2017
Pensée d’un point, dans l’univers poétique
Pensée d’un point, dans l’univers poétique, d’une pulsation silencieuse, comme une femme, ou plusieurs, ensemble, composées, dans l’ombre, en retrait, aidant à lire, à écrire, à chanter, à jouer, à dessiner, à parler, à marcher, dans une autre temporalité, quand il est si difficile de se relever, d’apprendre à recommencer, à partir de l’inconnu, du moindre signe perçu, l’enfance, tellement vive, tellement concentrée, le saisissement, immédiat, au point qu’un seul mot gouverne, avec ce besoin de le voir, comme un moteur, un centre d’émotions pures, une nécessité fondant l’histoire, des titres, répétés, des tentatives d’innombrables autres débuts, non plus pour masquer, mais pour encadrer, accompagner, un geste qui pourrait ne plus rien avoir à signifier que d’inscrire un état de l’être, opérant sur un territoire étendu, au cœur du sensible, pour que l’inavouable trouve une place que le trouble pourrait vouloir emplir en bâtissant une illusion du bonheur, alors qu’il suffit de le laisser paraître, l’inavouable, de le laisser apporter une douce impureté au déroulement de la phrase, comme un hasard, comme bercé par l’indolence d’un attachement, à toujours espérer que des liens se tissent, dans la vie, dans l’humain, là où l’utopie prend la forme d’un corps en repos admirant, au soleil, l’immensité du ciel, les bras en croix, les odeurs de pins, pensant à tout ce qui se diffuse dans l’air, invisible, à tous les mouvements qui permettent qu’il ne soit jamais statique, avec, au loin, les bribes de rires, de joies, les courses à travers des espaces sans barrière, à écouter ce qui s’écrit dans un tout proche avenir, annoncé par l’esprit, une hauteur, un point de vue, une sensation, une attirance, un choix, qui tous témoignent de l’intensité du désir.
Monday, May 22, 2017
Peut-être une manière différente de pleurer
Peut-être une manière différente de pleurer, quand l’émotion agit, seule, brûlant la gorge, qu’un moteur abîmé se remet à vibrer, parce qu’il n’en a pas fini avec le corps, inspirant profondément, si loin des durées raisonnables, plongé dans le sens, hurlant dans son propre paysage où toutes les enfances sacrifiées se bousculent pour dire leur angoisse, leurs peines, si proches de pouvoir devenir un sujet unique à force de multiplier leurs venues, comme des rappels à la conscience, rejetées, quand une main prend la chevelure, que les sons ne font plus que tourner, à s’arracher les oreilles, cette violence contenue, ces maux devenus permanents, de la tête, du ventre, ces odeurs déplaisantes, expulsées, emplissant les vêtements, les draps, les genoux douloureux d’être restés pliés, à ne plus savoir où tout s’est désaccordé, dans l’euphorie, dans l’échappée, pour lui demander d’arrêter, de sortir, de laisser les nuits remplir leur rôle, pour ne plus rien heurter, ne plus jamais rien dévaster.
Tuesday, May 16, 2017
Sur un chemin tracé où se joue la perpétuité
Sur un chemin tracé où se joue la perpétuité, l’écriture traverse un jardin empli de roses endormies, face au spectacle d’un ciel bouleversé, d’un vent glacé, constamment en appel, le mouvement des nuages, la vue si étendue qu’il n’y a plus d’éternité figée, seuls sur notre terre, nous composons avec l’émotion entière, une notion d’unité, avec celle qui a offert d’en guérir, d’en souffrir, l’un n’allant plus sans l’autre, parce que la souffrance est là et ne disparaîtra jamais, parce que le remède d’abord insensé, amer, livrant au regard de la clarté des mots, inquiétude, peur, angoisse, bonheur, paix, victime, femme isolée, femme abandonnée, jamais aimée à la hauteur de sa bonté, qu’il faut apprendre à déchiffrer dans l’instant, n’étant plus que vague émotionnelle, traversant le corps, mettant en mouvement une forme utopique d’équilibres, la notion, au rythme de la vie, transportée, créant des amalgames de hasards, des éléments qui, pour certains, tenteront la sédimentation, et, pour d’autres, un autre voyage, une nouvelle tentative, d’autres alliances, pour nourrir celles et ceux qui n’ont plus de pensée, plus de lieu où l’imaginaire reconstitue des fragments du réel, pour résister à l’incompréhension, aux mystères de ces rêves où tout masque, tout détourne, tout remplace, tout signifie, tout prend corps, y compris le silence, y compris l’oubli.
Friday, May 12, 2017
Nous serions capturés par une énergie féconde
Nous serions capturés par une énergie féconde, dans le calme, écoutant toutes les douleurs des autres mondes s’exprimer, les manifestations de tous leurs empêchements, à ne vouloir aboutir qu’à une seule solution, l’objectif, barrant la route à toutes les autres formes, et déjà, nous nous laisserions faire par la nécessité de constamment dresser des bilans, faire œuvre de témoignage, alors que nous sommes emportés dans un autre flux, celui des thèmes inlassablement répétés et variés, pour inscrire leur éternité dans le corps, dans la sensation que nous avons de l’espace intérieur, vastes façades d’un royaume d’harmonies résonnantes où des vies passent ne sachant pas qu’elles montrent leur lassitude, avec la réincarnation d’esprits venus des profondeurs de l’être, et des anges, suspendus dans la douceur de l’air, ne faisant plus que reproduire avec lenteur la mélodie de nos désolations, quand d’autres dorment, d’autres partent, le veilleur, attaché au déroulement de la forme, jusqu’à admirer le moment où nous pensons : c’est fini.
Monday, May 8, 2017
Le langage ne fait plus qu’employer un vocabulaire restreint
Le langage ne fait plus qu’employer un vocabulaire restreint, devenant véhiculaire, dans l’air que nous respirons, les bruits que nous entendons, un pont entre toutes les pensées, une sorte de ciel englobant les territoires paisibles où chacun se promène, près de son propre rivage, au pied de sa propre montagne, au centre de sa propre forêt, ne voyant plus ce qui a si longtemps été cherché comme un obstacle mais comme un point de rencontre, le rendez-vous de la quiétude, les bouleversantes larmes de celle qui découvre si tardivement qu’elle vient de perdre la personne qu’elle a le plus aimée en découvrant son amour, le dévoilant, le jour où elle s’est penchée, une dernière fois, sur la dépouille d’un corps qui ne contenait plus aucune âme, plongeant dans les traces de l’être pour ne plus faire que reconstituer l’impossible présence, trouvant, dans chaque métaphore, la puissance d’un sentiment qu’elle se persuade d’avoir perçu, se sentant prête à être celle qui saura perpétuer le souvenir de multiples intentions qui semblent lui avoir été destinées parce qu’elle les comprend comme une langue qu’elle a toujours parlée, une sonorité qu’elle a toujours entendue, une voix d’un réel qu’elle a vécu.
Tuesday, May 2, 2017
« Nous ne voulons pas être oubliées »
« Nous ne voulons pas être oubliées », nous disent les paroles, quelle que soit la teneur des propos transportés, quel que soit le contenu, quelle que soit la manière employée, quel que soit le nombre de fois où elles ont été répétées pour transformer leur environnement jugé hostile à leur image, là où pourrait se reconstituer le conflit intérieur en alimentant les structures de l’angoisse pour se voir effrayés par l’impression que nous diffusons, de plus en plus inquiets, la vie, comme finalité impossible à admettre, parce qu’il n’y en aura qu’une, parce qu’au moment où nous nous rendons compte de sa réalité, nous nous voyons nous dégrader, n’ayant plus qu’à apprendre, entourés de tous les âges de l’enfance, à finir, à déposer des marques à qui nous investissons le rôle de maintenir l’existence dans la longévité des vies qui nous succèdent et que nous aurons, pour certaines d’entre elles, rencontrées, avec lesquelles nous aurons partagé, qui témoigneront, transmettront, enrichiront, quand nous ne serons plus qu’une simple émotion.
Friday, April 28, 2017
Dès lors, il y a création
Dès lors, il y a création, une réception parfaite, de toutes parts, toutes les énergies se mobilisent en un point très précis, révélant quelques énigmes, de la substance concrète pour alimenter la réflexion, pour qu’à chaque rencontre, la relation s’améliore, dans sa continuité, la pertinence, des mots, conjointement liés, alors que des heures auraient dû s’écouler, prendre un parti, comme nous ouvrons un sac, pour remplir d’idées, laisser œuvrer le débat des émotions, car lorsque tout s’est arrêté, que plus rien ne vient polluer l’urgence ou le désir d’être en place dans un monde désigné d’office, seules les émotions témoignent, seuls les paradoxes animent, forment des marges, des sections, des manifestations, un flux qui, sans discours, deviendrait indigeste, acceptant qu’un rempart s’est dressé pour protéger ce qui a un droit en soi, imaginant dans un avenir suffisamment éloigné pour qu’il ne soit plus possible d’intervenir, que ce qui a été réalisé sera appréhendé comme il se doit, parce que la rupture temporelle favorise cette mise à distance nécessaire, que l’écriture, tournée vers elle-même, seul maître à bord, commande les irrégularités, suspend l’inscription devant l’hésitation, la terreur des hiers et des lendemains, preuve que les objets se déplacent, qu’ils disparaissent quand ils n’ont plus d’utilité, signifiant l’action permanente là où nous pensions l’empêchement, l’incapacité, pour que la dérive soit un outil d’expression conditionnant l’attention, focalisant le sujet à l’intérieur du corps pour qu’il saisisse son occasion, sa tension, son influence, le temps de défiler, écrit, sous nos yeux, comme passèrent jadis les misères, les mensonges, les nouveaux commerces de la pauvreté, intégrés pour se vivre expulsés, pensant à celles et ceux qui tenteraient l’aventure, les aidant à mieux s’y retrouver, d’abord, en les saluant, puis en les remerciant, lecteurs de l’âme, accueillis avec le mot « amour », pour imprégner nos terreaux, nos ciments, tous les sols que nous foulons, les territoires que nous partageons, dans l’espace réduit de notre perception, pour dire comme il est devenu essentiel d’amener notre projet à terme, là où, partout, il ne s’écrit plus, l’écrire, prendre la parole, diffuser, évoquer avec quelle force les enfances œuvrent, ensemble, à l’élaboration de l’inattendu, formulant une promesse, un vœu aux astres surpuissants, quand les personnages défilent à des vitesses prodigieuses, que la dimension qui se met en place n’a plus que faire des autres mondes et qu’il n’y a plus là qu’un événement nouveau, la série des fictions que nous exploiterions, non pas pour transmettre l’information d’un réel vers l’autre, d’un imaginaire à l’autre, mais pour exprimer l’inquiétude intérieure qui perçoit, sans pouvoir en désigner la source, les douleurs ponctuelles, passagères, les fatigues insurmontables, quand toutes les circulations ont été observées pour ne plus être bousculés, quand la vague expressive emporte tout au point de bouleverser le paysage, inscrivant les images dans l’imaginaire, en silence, l’écriture, construisant son domaine, le vaste horizon de tous les outils qui, à portée de main, attendent d’être saisis, parce qu’il y a aussi un au-delà de l’espéré, des milliards de données à étudier, pour qu’à l’instant où la pensée s’écrit, une seule soit portée à notre connaissance, une seule ait le droit de connaître l’éphémère expérience de l’existence, quand il ne sera plus question d’autrui, variée et développée, dans l’infinie continuité, comme un ultime challenge, celui de notre vie, qui en appellera d’autres encore plus audacieux, prenant le risque de l’imprévisible liberté, de l’effondrement de tous les anciens dogmes, d’une nécessaire et constante adaptation à la mobilité provoquée, sans se ranger du côté du raisonnable, à ne plus faire l’effort de sauver l’inutile déjà-dit, déjà-pensé, pour inventer le lieu de l’émotion, le lieu de toutes les instabilités possibles.
Monday, April 24, 2017
Langage poétique tel qu’il s’est lui-même conçu
Langage poétique tel qu’il s’est lui-même conçu, avec nous, attentifs au moindre détail, pour n’en laisser aucun ne pas devenir thème du discours, à sa manière, comme il le désire, développé, varié, répété, sans risque de sembler monotone, parce que c’est sa nature qui s’écoute, son envie de n’être que le témoin de sa propre existence, son besoin de surgir pour alerter, prévenir ou alimenter, souligner, chercher à faire écho avec un autre détail, un autre thème, jugeant important d’être réactivé parce qu’il se sait source d’un tout, l’engrais qui fait la beauté de la plante, le point qu’il manquait pour rendre parfaite la courbe, pour rendre saisissable le sens, pour renforcer la structure, pour se joindre au manifeste, pour déclarer la paix, aider à ce qu’elle se fasse éternelle, comme nous protégeons l’écosystème, l’espèce en voie de disparition, les immenses diversités de la vie, partout, opérantes, à ne plus savoir ni à quelle date, ni en quel lieu, elles se sont senties suffisamment honorables pour réclamer, ne fut-ce que par un seul mot, un simple accord, une attention si particulière qu’elles sont devenues une à une les reines d’un peuple en dévotion d’être plus en mystère, en période de gestation, de repos, qu’en simple soumission, car les reines sont comme les fées, éphémères, rejoignant le peuple quand leur cause les a grandies, quand il est temps de laisser le pouvoir d’attraction, quand d’autres variétés ont exprimé, par la récurrence de leurs appels, une glissement sémantique, un besoin de métamorphoser un langage qui ne leur disait plus rien.
Tuesday, April 18, 2017
Les séquences sont entrecoupées d’un présent immédiat
Les séquences sont entrecoupées d’un présent immédiat qui ne serait plus le simple report d’un très récent passé, comme si nous ne pouvions que relater une émotion ressentie alors qu’il s’agit, au contraire, d’apprendre à mieux les intégrer pour que l’absence soit l’élément constitutif de ce qui s’imagine l’instant d’après avec, ainsi, la conviction que la pensée n’a fait que s’enrichir d’une autre histoire, parallèle, d’un autre lieu, distant, de personnages rencontrés là où il n’est pas nécessaire d’écrire, la question d’une source-sujet qu’il ne serait plus utile d’aborder pour que l’écriture soit investie d’une expression suffisante, au-delà de ce qui se lit, une vie articulée, comme un portail, la simple évocation de ce qui vient, silencieux, le contenu si subtil d’un mouvement arrêté, dans lequel il est possible de composer à l’infini, parce qu’il n’y a plus la nécessité de comprendre, il n’y a plus que celle de montrer ce que, tous, nous voyons, une part de nous s’éclairant, le sujet inépuisable, universellement accessible, sans métaphore, sans détour, sans supercherie, parlant de l’infinité des échanges établis dans tous ces grands virages, quand il n’a plus qu’à se positionner, celui qui aura tout reçu, l’émotion tellement forte qu’elle saisit, parce que nous savons comment tout vient se déclencher, à nouveau, le rôle qu’a pris ce nouveau format, un lendemain, le lendemain, tentant d’expulser les nuages tellement sombres qu’ils masquent toute possibilité poétique du discours, parce qu’il s’agit de se situer juste après, alors, qu’en soi, il n’y a plus rien d’important, ce moment où même la culpabilité n’a plus de place, après les larmes, après l’incompréhension, dans la quiétude du silence, intériorisant l’énergie, pour l’inscrire éternelle dans une continuité du réel, pour n’avoir plus qu’à diffuser le courage nécessaire, d’une main tendue vers soi, la phrase se déroulant, dégageant le ciel, prenant source dans la fièvre du texte, parce que la dimension est atteinte, que le monde attendu se révèle, forçant la mémoire à se taire pour écouter le son encore si difficile à percevoir de la mélodie de l’âme.
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