Thursday, September 3, 2020

Chroniques de l'invisible - 242

La dernière fois. Effort de mémoire. Pas pour la phrase. J’aurais pu refuser. De toute évidence. Et puis le lien s’est fait presque tout seul. Je n’ai pas résisté. Voyons pourquoi des personnes reviennent, comment tout cela se justifie. Il y a ces moments extraordinairement puissants, et des périodes propices, j’imagine. Il faut dire que ce n’était pas simple à gérer. Trop d’amour d’un coup disparu. Je m’en réfère à ce besoin. Ce pourrait être l’autonomie. Dans ce cas, il me faut accumuler puis admettre. Luttant contre le passé. Alors. Pulsons. Il y a cet inconnu encore, sorte de méconnaissance. C’est si délicat de comprendre où cela se place réellement. Si délicat de penser même que cela ne se « comprend » pas vraiment, comme une présence. Cela guide, conduit, influence. Je suis tout à fait disponible en apparence. Ce qui retient n’a rien à voir avec la peur. Il faut calmer, être calme, d’abord, ne jamais rien précipiter dans ce domaine. C’est arrivé si souvent ces derniers temps. Je ne dois pas m’en vouloir qu’il en soit question. Jour après jour. Une même inquiétude. Avec cela en suspens : il pourrait y avoir une impossibilité. Ou faut-il que ce soit cela que j’accepte, l’éventuelle impossibilité comme j’avais accepté la perte de tout avant de pouvoir repositionner les éléments essentiels. C’est intéressant. Des histoires. J’ai l’impression qu’il y en a des centaines. Je n’ai pas à choisir. J’ai juste élagué un peu. Faire glauque. Je ne voulais pas. Tu sais, le mec qui plonge. Je préfère les mecs qui s’en sortent, même en situation d’échec. Ils s’en sortent moralement et physiquement.

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