Wednesday, September 2, 2020

Chroniques de l'invisible - 241

Voici un élément que je veux retenir. Fin de l’histoire. Pas mal comme point commun. Juste avant la fin. Ça arrive avant que tout finisse alors que j’avais naïvement cru que c’était le début d’un tout. Il y avait une question de lieu également. Un planning. Un billet retour. Une échéance connue. Consciemment. Martine, on est d’accord que tout devra être achevé comme on l’avait prévu. On pourrait même le faire plus tôt. On est prêt. Non, non. Laissons venir. Et puis, ces petites décisions. J’ai adoré cette phrase. « Il y en a toujours un qui doit rentrer. » Toute l’émotion convoquée en même temps. Et sans surprise — ça va être comme ça pendant deux ou trois jours — il faudrait exister à partir de rien. Je n’ai pas fait mieux d’ailleurs. C’est reparti. Attendre, attendre, attendre. Ce qui m’amuse, et m’aurait effrayé il y a quelques années, c’est le paradoxe, être dedans, le vivre intensément. Il y a cette activité folle dans l’esprit, cette formation, et ce qui ne fait que durer. Je m’en rends compte : ce n’est pas la même conception du temps. Cela n’empêche pas de se rencontrer de temps en temps. C’est même parfois très intense. Surtout quand viennent converger les mêmes éléments. Le même sketch. Il fallait montrer. « Tout le monde l’a su. » Nous faisions avec, comme si, puis tout s’est régulé. Jusqu’au clin d’œil de la lune. Sacrée lune. Je la savais dissipée. Je n’ai eu qu’une minute pour la voir. Mais je l’ai vue. Elle me disait ce qui va rester. Il faut que je m’attende à tout. Ce sera différent. Je serai différent. J’ai vu les jours qui restaient et je suis rassuré.

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