Des lambeaux de fumée délicatement comme semés sur une terre fertile. Ainsi, dans la beauté de la pensée, retour en soi, pour un retour si bellement accueilli, puisque tout est bien fait, qu’il n’est plus temps de compter, si bellement ailleurs, il n’y a plus d’autre actualité, un dimanche, au repos, je suis autorisé à finir tel que cela doit être, tel que le fait, ponctué de silence, Gabriel en lui-même, tel que nous l’avons appris d’un même autre, d’une même vigilance, d’une même attention, doutes dissipés, cédant avec une grande délicatesse à ce qui fut écrit, ce qui est mien à jamais mien. Les rayons du soleil transperçant les nuages rendent la vue sur Paris admirable. Je viens faire là mon chapelet, m’espérant seul à la chapelle de la Vierge. Mon attention détournée. Une Vierge à l’enfant dans le chœur. Ainsi j’entre par l’allée centrale. Réunis, l’enfant qui tendait les bras, les heures passées en face à face avec le mystère. La messe se prépare, en grande solennité, avec l’archevêque. Ce n’est pas ta place, Baptiste. Relégué près d’un écran géant, derrière. Seul. Presque seul. Face à la chapelle de Marie de la mer. Le soleil à travers les vitraux rend tout merveilleux. Un enfant qui marche à peine passe et repasse dans la lumière. Nous nous saluons. Les enfants voient cela. Un homme seul entouré de chaises vides car on préfère se tasser que d’être là, relégué. L’eucharistie qui se prépare. On se salue. L’enfant avec sa mère. Une autre femme était restée là, cachée. Les larmes viennent, douces, tendres. Béni par l’archevêque alors que je demandais un signe de l’archange Michel, vainqueur des démons. L’archevêque s’appelle Michel. L’eau bénite enfin sur ma tête. Les années d’errance terminées.
---