Là encore, j’éprouve l’association des formes. Quand je pensais : partir avec un seul « je ». Les deux figures qui m’y amènent sont deux importantes oppositions. L’une n’étant qu’un refus. L’autre, plus intense, cherche à ma positionner en révélant ces méthodes que je juge manipulatrices. Trouvé, le bon filon. Je le dis avec difficulté parce que dire à cet endroit, c’est rompre. La suite, c’est sans moi. Je n’attendais rien de particulier à ce sujet. « La dernière fois », ou comment le calendrier installe une perspective. Disons que cela pourrait être ainsi, puisque le même processus se met chaque fois en place, autant que ce soit, réellement, dans la liste des possibles. Je pourrais, par exemple, définir une attitude presque de retrait, en recul de ce qui a possédé, l’avis d’un propriétaire, évaluation de tout ce que cela génère. Ce sera ce déroulé, à partir de maintenant, depuis que le désir a pris d’autres racines, mettant en lumière toute une stabilité. Je baladais un sentiment de fragilité. J’avais placé en deux lieux et séparé le réel et la fiction. C’était une erreur. C’était fuir l’un et l’autre. C’était attendre que se formule enfin que la fiction est dans le réel, que le réel est dans la fiction, en partie. Un seul « je ». Celui qui se forme à toute heure du jour et de la nuit, comme à travers ces lignes. S’il est pluriel, composé, cela n’empêche pas qu’il soit unique. Ou il faudrait le déguiser, le maquiller. C’est sans doute ce qui s’est passé. Au moment de chaque disruption. Je me couvrais d’un nouveau filtre, une protection à travers laquelle ce qui pourrait passer n’atteindrait pas les fonctions vitales. Le risque de toutes ces issues sordides contenues dans chaque désir, mêlé aux passés, dans l’impasse d’une simple explication, enfin, jeune ami, il n’y a qu’une vie comme il n’y a qu’un « je » même si ces vies sont composées. C’est là qu’est la merveille de le penser et que tout devient possible dans le réel y compris la fiction, car c’est ce qui s’est passé, bombardement incessant jusqu’à ce que l’être se tut conjugaison voulue pour mettre face au pire. S’il meurt il ne parlera pas. S’il vit il peut se taire à jamais entretenir le fond tragique qui nous gouverne. J’étais dans l’emprise. Je l’ai su le premier jour. Cela ne correspondait pas à ce qui devait se faire. Alors, filtre de protection pour bâtir et maintenant je mets des guirlandes aux fenêtres pour fêter tout cela. La nécessité des épreuves a changé de camp.
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