Thursday, April 1, 2021
Chroniques de l'invisible - 452
Wednesday, March 31, 2021
Chroniques de l'invisible - 451
Tuesday, March 30, 2021
Chroniques de l'invisible - 450
Monday, March 29, 2021
Chroniques de l'invisible - 449
Sunday, March 28, 2021
Chroniques de l'invisible - 448
Saturday, March 27, 2021
Chroniques de l'invisible - 447
Friday, March 26, 2021
Chroniques de l'invisible - 446
Thursday, March 25, 2021
Chroniques de l'invisible - 445
Wednesday, March 24, 2021
Chroniques de l'invisible - 444
Tuesday, March 23, 2021
Chroniques de l'invisible - 443
Monday, March 22, 2021
Chroniques de l'invisible - 442
Sunday, March 21, 2021
Chroniques de l'invisible - 441
Saturday, March 20, 2021
Chroniques de l'invisible - 440
Friday, March 19, 2021
Chroniques de l'invisible - 439
Thursday, March 18, 2021
Chroniques de l'invisible - 438
Wednesday, March 17, 2021
Chroniques de l'invisible - 437
Tuesday, March 16, 2021
Chroniques de l'invisible - 436
Monday, March 15, 2021
Chroniques de l'invisible - 435
Thursday, December 10, 2020
Chronique de l'invisible - 340
Et puis tout simplement. De l’amour. Je t’aime. C’était bien sûr possible d’aimer, malgré ses vœux, malgré ceux que j’allais formuler, à la lune, pour expier. Lune parfaite qui me jette du lit au milieu de la nuit. Loin de l’aube et pourtant commencé, éveillé. La cloche, comme cette fois, conclusive. Le ton que je ne voulais pas. Conclusif. Je pensais : « Tiens, déjà les corneilles ». Elles aussi, à la lune se levant. Que je vois doucement décroître, moi aussi. Annonçant. L’image d’un premier amour avec ses propres enfants. Vérifiant chacune de mes mains. Conclusion : « Il n’y a pas de trace d’elle ». Je le traduis dans l’émotion. La même douleur de larmes versées. Une simple lettre. Il fallait en finir avec ces violences. Une manière de les rendre. Ce n’était pas les bons destinataires. Tant de fois révélé. Maintenant que je n’ai plus rien à prouver — puisque la place que j’ai actuellement me convient — je n’ai plus besoin de paraître. Seul en-dessous, jusqu’à la peau, ma couche protectrice est à mon parfum, ma couleur, tel que j’aime être. On n’en saura plus rien. Drôle de personnage, pensera-t-il sans doute. Il devra lui-même lutter contre quelques a priori pour me croire, puisque nous allons le dire ensemble. Credo. Tous les lieux traversés où je suis tant resté m’imprégnant de ce qui s’y était enseigné et pratiqué. La victoire de ce que je vois, j’écoute, je ressens de l’ancien malgré les pratiques arrogantes d’aujourd’hui que je juge trop autoritaires. Il faut laisser venir à soi. Une rencontre, c’est deux entités minimum. Nous sommes donc au même degré de découverte. En si peu de temps, je révèle par le changement ce qui chez l’autre ne change pas. Ce en quoi il ne croit pas. Je viens aussi aider à ma manière lorsque l’autre m’a aidé. Sans surprise, la journée ne se déroule pas comme prévu. Justement. L’imprévu. Dans la mesure où tout doit être régulé autrement. Immédiatement accepté. Ainsi tout passe avec plus de simplicité. C’est fait. Objectif atteint. Quelques secondes de doute. J’ai cru qu’il allait y avoir d’autres exigences. Finalement non. Tout cela me replace infiniment autrement. J’ai couru au sanctuaire, rendre grâce. Là, les réponses sont assez fulgurantes. Pas de pause. Pas de repos. Il fallait juste, pour taire les tourments, régler une formalité quasi administrative. Bon, ce n’était pas que cela. Jouer le jeu. Récit correctement restitué. Bon élève. On s’en souviendra. Le téléphone qui sonne pendant le Credo, la femme de ménage qui arrive en pleine évocation de la douceur des laudes, mes mots tentant de faire part d’une beauté inhérente. J’ai même eu envie de décrire les nuées, mais ce n’est pas le lieu pour cela, ni le bon interlocuteur. Comprendre que je suis éveillé par le lever de lune, que mon émotion est tout entière rythmée, que je la dois aux anges. J’avais raison sur un point. Celui qui n’y croit pas. Lui ou un autre, son avatar, sa représentation. Je savais qu’il me parlerait d’argent. 90 millions de déficit. Oh la la. Je m’en fous. Je suis venu restaurer l’essentiel. C’est fait. Un bon bain de lavande me fera le plus grand bien. Après complies. Dans le silence de la nuit.
---
Précédent - Suivant
Wednesday, December 9, 2020
Chronique de l'invisible - 339
En fait, c’est tous les jours dimanche. C’est tous les jours la fête. C’est tous les jours l’idée qu’il y a un ordre à jouer, à suivre, à faire suivre, dans l’interprétation intime d’une expression qui, en effet, s’est délicatement écrite. L’ordre des jours, des semaines, d’une année. Terrible confession de l’impossible. J’y mets naturellement un enjeu au-delà de toute imagination. Le plus difficile à avouer. Le mensonge. Cela m’arrangeait bien de dire que je n’étais pas baptisé. Si j’étais resté plus longtemps à l’abbaye avec tant de dévotion, la question se serait posée. Je serai entré dans le même labyrinthe tortueux. Gabriel le saura autrement. Dans nos lettres peut-être. Nous nous sommes dit en nous quittant que nous nous écririons. Je lui raconterai ce que j’ai entrepris. Peut-être. Pour l’instant tout est consigné ici, lieu du non-dit justement. J’ai remplacé les icônes abîmées. Je réattribue une signification à chaque objet. Chaque lieu aussi. Chaque heure que je passe, consacrée. Le récit est prêt, mêlé de faux et de vrai. Il me semble parfait. La réalité est tout autre. Je serai le seul à le savoir. Il n’a jamais été question de tout dire.
---