Sunday, February 9, 2020

Chroniques de l'invisible - 035

La pensée, cependant, n’est plus ce qui est dominé. Elle n’est plus le constat d’un effondrement. Elle ne serait peut-être même plus un lieu de négociation. Pleine lune en lion, et le vent déchaîné. Je rêvais qu’il pourrait exister un temps du présent. Qu’un seul pourrait lire et comprendre, un message adressé. Je me dois, par respect, de ne pas en bouleverser ce qui relève de l’ascendance et aussi du genre. Chacun son tempo. C’est aujourd’hui que je dois rouvrir quelques livres. De ceux que j’ai à ma disposition dans ma bibliothèque. Eux aussi, je pourrai les citer pour plus de commodité, mais je préfère qu’ils s’inscrivent dans les mots provoqués, les phrases propulsées. Les êtres liés désormais. Il fallait tout ce temps pour les voir différemment, non plus des miroirs, mais ce qui se détermine l’un avec l’autre. C’est une génération, presque une foule, une communauté. De ce lien qui s’est produit effectivement naissent d’autres rencontres. Tout cela conduit sans surprise à l’équilibre et je vois partout le palimpseste. C’est comme un support et je mesure à quel point mon intuition vient renforcer ma pensée. J’en évalue également la portée. À nouveau, tout danse. Les doutes et les certitudes, les établissements et les méconnaissances. L’innocence, en quelque sorte, se met au service de l’invention. Je ne me fais plus d’illusion. J’aime seulement cette présence que j’ajoute. Peut-être n’en sera-t-il plus jamais question. L’oubli, comme un deuil, devant se faire peu à peu. Cela n’empêche pas de s’amuser un peu avec les concepts, et comme j’en ai pris l’habitude, plutôt que de rester béat devant ce que je ne sais pas, à consulter les encyclopédies, je me laisse embarquer par la création intuitive. Toujours ce dogme qui se présente comme inévitable. Incroyable. Il ne cédera donc jamais. Je serai chaque fois celui qui lui dit non. Au fond, il me prévient : pas d’accès. C’est mal ma connaître. Je suis dans l’espace du tout pouvoir. « On m’a dit que » n’a plus d’effet et je suis là pour déjouer également. Le contrat, je l’ai lu, est celui de « l’individualisation ». Ce n’est pas le traitement d’une folie durable. J’intègre.

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Fragment de jours - 11

C’est vrai. J’ai comme besoin de rajouter encore un nouveau sas en amont pour faire exister cet étrange personnage qui est né de tout cela, presque pour ne pas abîmer les éléments qu’il contient réellement et qui me bouleversent tellement ils me sont devenus précieux. La même étrange sensation me traverse. C’est allé si loin en si peu de temps. Et aujourd’hui, rien ne presse. La conviction a besoin de cela pour encore se former comme on apprend toujours de soi. Il faudra lier ces plongées à une structure qui n’est pour le moment qu’en germe. La fin dit toujours où je conduis l’émotion, et je trouve toujours de quoi me reposer, de quoi reposer la fatigue due au travail. Ce que je trouve merveilleux, c’est que la notion que je me faisais de l’échéance, même ici, n’a pas de raison d’exister et que tout se fond réellement. Quelque chose a fini, mais une autre chose continue. Tout ne s’est pas coordonné de telle manière que j’aurais cru aisément à une force extérieure. Or, c’est l’énergie interne qui est à l’œuvre et celle-ci n’étant pas commandée, elle résiste au calendrier. Elle n’a que faire de ce qu’il faudrait faire pour réussir un coup médiatique. Elle s’était déjà manifestée à deux reprises. Un désir en moi avait tenté de la contraindre. Ce serait devenu l’épisode de l’oubli. Les tests grandeur nature ont cet effet dans la continuité. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas déployer un effort singulier pour aboutir, par exemple. J’ai peut-être mieux visé les périodes où cet effort serait possible en prenant en compte ce qui semblait, avant tout, insurmontable, mais qui n’était en fait que l’expression d’un trop tôt dans la réalisation. « Les mystères sont des monstres patients ». La phrase arrive à point nommé. Je n’irai pas plus loin avant plusieurs semaines, et cela s’achèvera dans la douceur.

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Saturday, February 8, 2020

Chroniques de l'invisible - 034

La polyphonie fait son grand retour. Je fais fondre plusieurs sujets ensemble, comme une manière inédite de poser la question de l’alter ego. Inédite parce que s’incruste (au sens s’inscrit) une image au cœur de la lecture et de l’écriture. Je le conçois tout de suite comme un dialogue à distance grâce auquel l’imaginaire vient inventer une logique basée sur la confiance. Ce qui se transmet à l’autre, comme un démasquage. Je suis encore très confus s’agissant de quelques thèmes évoqués à cause sans doute d’un manque d’expérience. En avoir des éléments de discussion m’a en quelque sorte placé à un degré de convergence. Je ne traiterai pas des différences. D’un côté comme de l’autre, puisque l’on ne dit pas tout, ce qui pourrait se traduire par de subtils mensonges, il n’y a pas lieu d’interroger cela.

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Friday, February 7, 2020

Chroniques de l'invisible - 033

Et puis un jour, une parole se libère. Comme s’il fallait à nouveau un guide, mais le trouble s’installe. Je ne sais pas qui est le guide de l’autre. Quelque chose de si intime s’est déposé que cela ne pourra plus jamais être autrement. Une telle pureté. Tout envahit. C’est ainsi que je le désirais. Et je voyais qu’à ce tournant-là, les blessures bouleversantes semblaient béantes, une ouverture de l’âme. Rien ne fut forcé et je pense à ces nécessaires retours. Que ne voudrais-je les éviter. C’est inventé. Depuis le début. Il fallait juste se préparer. Pour une première fois. Je laisse sonner. Dans ce temps fracturé, j’appelle. Entrer ainsi sans terreur. On m’offrait de quoi observer, comme jouant moi-même l’œuvre musicale. Je pourrai rappeler commet tout s’est passé depuis cette rencontre. Merveilleuse harmonie.

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Thursday, February 6, 2020

Chroniques de l'invisible - 032

Lorsque le lien d’un jour à l’autre est opérant, l’image de soi n’est plus confuse. S’il s’oublie, nous n’y sommes plus pour personne et il faut recommencer. Le temps poétique n’a pas besoin de quelque urgence qu’on s’imposerait à cause de cette performance permanente, signe du vivant de l’être. C’est donc à nouveau la même allure, avec cela que cela est, entre lecture et écriture. La connexion a eu lieu. Je n’ai plus rien d’autre à faire. La sublimation aurait eu une autre matière. Dans le corps. Ce qui se reforme ou se replace. Sans hésitation, la question de la structure afin de merveilleusement décrire comme je repasse une seconde couche, à toute une vie. Grâce à ce genre d’étincelle que j’ai rarement connue. Cela n’a rien à voir avec la situation vécue, et pourtant, je suis comme emporté par un sentiment de victoire. Tout cela, tout à coup, propulse dans la joie intérieure et je me retrouve tout sourire. Cela aurait pu arriver à n’importe quel moment mais c’est aujourd’hui. Voici l’être maltraité coincé dans la fiction où je n’ai plus qu’à jouer avec les symboles, massacres consécutifs de tout ce qu’il y a d’obscur, angoisses comprises. Le sang coule sur l’ingratitude. Le vent se lève. Je veux tout voir d’un coup. Comme dans une fête foraine. Je suis l’amusé permanent, celui qui n’entend plus les cris de ralliement pour les causes personnelles désespérées. On court partout. On se mobilise. Il faudra répéter l’exercice des milliers de fois. Concours de bonheur. Ils se touchent. Ils ne font plus attention à rien de ce qui les entoure. C’est l’autoroute, à vive allure maintenant. Les coincés sur le bas-côté. J’en pleure de rire. L’énergie fondamentale vient très légèrement précéder des formes d’impacts de la pensée. La mémoire enregistre. Figures d’apaisement dépassées. Franchement, la lune en cancer, j’adore. Elle propulse dans le devenir. Je n’ai d’yeux que pour elle. Foudroyante.

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Wednesday, February 5, 2020

Chroniques de l'invisible - 031

La question d’origine, des racines. Du genre. Ce qui se conduit et ceux qui sont tressés. Il faut à présent que j’écrive les mots que je vois. Le regard qui se porte, intense, avec ce poids de l’âge, comme renversé. J’aimerais lui ôter toute dignité. Retour à la désinvolture. Je ne pourrai jamais éviter ces ponctuations de la pensée. Mon désir est en quelque sorte conçu à partir de cela. C’est cela que j’aime, ne plus savoir pourquoi je passe de l’une à l’autre. C’est pourtant simple, mais après plusieurs jours, je ne m’en souviens plus. Je crois que le sujet d’une contradiction ou d’une soudaine révélation quasi mystique n’a pas de raison de rester dans les phrases. Je n’ai qu’une dynamique à travailler. Voici du dos à dos. Les mêmes mots pour dire tout autre chose. Je garde l’idée fondamentale de trois niveaux de discours. Il n’y en a pas un supérieur à l’autre. Ils vivent autonomes et multiplient les convergences. La mémoire du texte doit en conserver les détails, aussi bien les éclairants que les alarmants. Dans ce monde sans danger doit s’opérer une connexion que je n’ai pas encore. Je sais juste ce qui se travaille pour le devenir. C’est une folie qui se prépare. Une autre forme de communication. D’être avec entièrement. Ce n’est pas fini. Je sens que ce n’est pas fini. Il n’y aura rien cette fois-ci sur la durée. C’est l’instant. Le monstre caché. Le corps informe se déplaçant. Cela ne concerne personne d’autre que moi. L’absolu. La fiction était commencée. Clé de l’imaginaire. Voilà peut-être le plus grand paradoxe, au cœur de ce que j’admire, la raison d’un autre établissement. Sa propre loi. Que rien ne pourra contredire. La seule question actuelle est comment rendre tout cela public. La présentation. Elle avait été d’une certaine manière effective le 22 février 2019. C’était un échec parce que je n’avais pas imposé mes conditions. J’étais déjà dans cette partie de ma vie où je n’allais plus confondre devoir et désir, mais cela m’avait coûté cher. Je n’avais pas couché. On ne me le pardonnait pas. Dont acte. J’avais cru qu’on pouvait s’intéresser or ce n’était pas le bon sujet. Je me fous royalement des conséquences. Le loisir est plus simple. Vainqueur. C’est un échange de bons procédés. Je relirai tout cela en me torturant l’esprit. Ce que je n’avais pas écouté à cette période ne se renouvellerait pas. À chaque fois je me satisfais de la richesse d’une application. Bien joué. Il fallait y penser. Avant les mots qui se diront. Je dis : pauvre con ! Concevoir que quelque chose me freinerait dans l’analyse. C’est raté. Tout me va. Tout me sied. Je ne vois que légèreté de l’amour. Une tromperie permanente. Ce qui s’accélère. De tout foutre en bordel. Que j’aime cette vie qui surprend tous les jours. Que j’aime de me savoir ainsi pleinement entouré.

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Tuesday, February 4, 2020

Chroniques de l'invisible - 030

Il est fort probable qu’il suffirait de le décider un jour pour que n’importe quel récit commence, d’un mystère observé, d’une union consacrée. Il n’y a pas de Royaume. Il n’y a pas de Palais. À moins qu’il suffise qu’en soi se vive l’infini du récit où Anges et Démons, masques et hologrammes, viendraient soutenir le discours. Les reconnaître par leur opacité. Saisir le sens d’une seule blessure, lorsque la marque d’un autre, de tant d’autres, passerait presque inaperçue dans le cumul du temps. C’est donc que je vais faire un tour du côté de l’Esprit. L’application stricte des domaines d’affection n’a plus d’économie en tant que tel. Il n’y a ici que l’établissement de niveaux fictionnels. De toute évidence, cela parle, conduit, mieux qu’un amour inespéré, mieux qu’une préparation de ce que je suis réellement, non au point d’aboutir mais sur le chemin singulier et, sans mesure, protecteur. Je pourrais m’arrêter là, me contenter de cet acquis, et pourtant, je poursuis, ce bagage et ce message, comme ce qui va arriver, témoins de l’absolu. Il y a toujours cette crainte face à la fragilité de tout cela car il est bien question d’émotion et de sensibilité, en lien très certainement avec le quotidien de la vie devenu opérant. Une transition, comme l’aube. Et au moment où je me demande qui cela concerne, et comment m’en soigner, il n’y a que moi, l’alter ego, l’ami proche, l’être aimé, le choix de la pensée consacrée, la douceur de ce qui s’offre, ce qui affleure. Et puis, sans prévenir, les marques du temps, les légers déplacements, la petite ride, dont je ne me lasse pas. Ce qui s’efface renforce aussi ce qui reste, entre mes mains, comme se révélant, une manière qu’il faudra prendre en compte grâce à ces mots qui m’atteignent. Des phrases entières me semblaient vouloir trop faire correspondre entièrement et pourtant, de ces pages découvertes, je m’étais inspiré. N’y voir qu’un détail pour l’instant et laisser le corps se transformer, s’en nourrir. C’est la lenteur de l’assimilation qui fait ses preuves, mais à chaque fois, à chaque nouvelle porte, c’est attendre à nouveau, une autre fois. Voici une clé pour la prochaine fois. À partir de cela et de cela seulement, nous construisons. Il est vrai que dans ce cas précis, je ne suis pas seul, ni à déterminer ni à signifier. La lenteur s’est imposée. Je l’ai compris au fur et à mesure alors que j’étais parti diamétralement à l’opposé, dans l’urgence, la boulimie. Que voulais-je savoir ? Si je n’avais pas raté un accès quelque part. S’il y avait des formes dont je serais dépendant. Si j’allais y arriver. C’était pour me distraire et je m’étais d’abord emporté plongeant à nouveau dans l’addiction.

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Monday, February 3, 2020

Chroniques de l'invisible - 029

Interpellation du temps. Au fond, jusqu’à la dernière minute, je retirais le repère chronologique qui m’avait aidé peut-être à composer ou plutôt, je retirais ce que je ne voulais pas prendre en compte, ce que je ne voulais pas qu’on prenne en compte, le début de l’étude. Une fois de plus, il serait tellement plus simple de nommer ce dont je parle. Refus intarissable d’une forme de parole lorsque justement seuls les figures parlent dans l’imaginaire. Forcément, je rattache à l’omniprésence, à l’absence, mais je n’accorde pas suffisamment de valeur à chaque élément. Cela change peut-être trop souvent. Deux n’ont pas varié depuis longtemps. Ce que j’appelle « l’aventure complète » et ce qui relie les jours entre eux. C’est là-dessus que quelque chose tient. Je m’acharne à vouloir relever. Je m’acharne surtout à vouloir révéler ce qui ne se dévoile justement pas.

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Sunday, February 2, 2020

Chroniques de l'invisible - 028

Ce qui m’amuse beaucoup, c’est que je suis presque dans la même situation qu’il y a presque un mois, face au désœuvrement, provoqué. Je suis dedans. Comme un dépouillement. « Les Déracinés » est fini, élagué, renforcé. Je suis content que ce soit aujourd’hui. Un jour comme celui-ci. Un jour où j’avais tout rangé, lavé, exprimé. J’écoutais des chants du XVIe siècle. Fatigue immense, démesurée. J’aimerais savoir si cela sera différent à présent, à partir de maintenant, autant le temps que je passe ici que les autres livres qui se préparent lorsque les pages nouvelles se tournent. Plonger dans d’autres durées. Un autre temps d’étude, un autre profil, une autre méthode encore, une méthode qui se découvrira en cours d’élaboration. Alors, je n’en sais rien. Pour le moment, je consomme.

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Saturday, February 1, 2020

Chroniques de l'invisible - 027

L’histoire ne dira pas comment tout cela s’est passé. J’ai eu besoin de revenir sur un lieu de tentation pour le formuler, parcourir ou traverser ce à quoi je ne voudrais pas souscrire comme de ne pas suivre justement l’autre voie pourtant fort riche et somme toute fort stable. Je n’ai pas d’autre conclusion à ce jour. Je dois inventer à partir du réel. Je le sais depuis toujours mais j’ai besoin d’une confirmation de temps en temps. Je n’aurais plus qu’à faire correspondre la sensualité du quotidien, dans l’air épais du désir, presque heure par heure. Je change de tableau d’inspiration pour un seul objectif, faire vibrer et trembler l’écriture que je pourrai situer et lier dans l’espace et le temps sans crainte de décevoir qui que ce soit dès lors que je n’ai qu’une pensée à la fois rénovatrice et conciliante. Imaginer et construire à partir de cela n’a rien de radicalement différent de ce qui se passait au début si ce n’est que sont tombées toute une série de fausses croyances que j’avais certainement attribuées à mon être par ajout inconstant de ce que l’on aimerait véhiculer dans la société, tout société (en tout cas dont j’ai connaissance), d’un meilleur en tout et d’un élu de fait. C’était bien l’échec de la pensée, pour cela qu’elle restait focalisée sur des problèmes presque entièrement matériels. Je n’en sais pas plus aujourd’hui et n’en saurai peut-être pas plus à moins que j’établisse moi-même des symbolisations qui m’appartiennent. Cela commence peut-être par des périodes plus longues. Encore une fois, je laisse l’écriture m’instruire, sans projection. La seule certitude, c’est que la « sacralisation » ne pourra passer que par une désacralisation. Le lieu sans règle. C’est ce jour qu’il commence. En préparation. Sans heurt. De tout ce que je sais désormais, j’appelle à concentrer l’attention sur le devenir. Il y aura comme tous les arts ce qui est appliqué à soi-même et ce qui sera offert à autrui. À ce stade, autrui s’absente. Il n’en est plus question. Je reviens à l’étude personnelle, à ce qui m’alimente, à ce que je vois prospérer. La récurrence n’a pas pour objectif de devenir meilleur. Elle installe simplement le savoir en soi. Ce n’est plus une aventure au sens fictionnel du terme. Appliquer à soi le non changement comporte des mérites qu’à ce stade je ne contrôle pas. Le désir emporte tout, et je sais que demain sera différent parce que je prends une série de décisions. Multiplier les expériences n’aura qu’une fonction : savoir. Je le mérite. Il y a tant de différences. Je m’apprête à faire ce grand saut, mais avant cela, je veux exacerber le désir, le lieu du désir. Ce sera une première fois demain. Un changement encore. J’adapte quelques préconisations mais je n’en fais qu’en partie parole d’évangile car je reste convaincu que l’écriture est le lieu, aussi, de l’émancipation, quels que soient les maîtres. Après tout, je n’ai dans ce premier temps aucun compte à rendre. Alors, autant tenter la nouvelle aventure. J’en rirai dans quelque temps, de retrouver ces phases qui auront ressemblé à toutes mes phases d’apprentissage. Je me laisse trois options possibles : le récit et la théorie, scindée en deux pour les correspondances. Ce que cela dit intimement, c’est que le reste sera réservé à la fiction, aux distractions de l’esprit mais à cette heure, de distractions, je n’en veux que pour les rêves.

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