Friday, September 11, 2020

Chroniques de l'invisible - 250

Ce qui aura changé très légèrement dans la perception, ne me focalisant plus sur des événements supposés ordinaires, unités et valeurs n’ayant pas à dépendre de ce que je juge supérieur, c’est l’idée d’une influence qui aurait raison de tout. Elle n’est pas moins active. Elle a sa présence parmi d’autres, parmi tout ce qui nous a précédés et nous survivra, tout ce qui a permis que nous soyons. Ce n’est pas rien. J’aime aussi quand cela dit « mois d’avril ». Je n’ai parfois pas besoin de beaucoup plus, ni de comprendre, ni de savoir. Cela vient comme une évidence. Seulement des mots suspendus dans la pensée comme il reste un nuage dans le ciel. Rien qui ne présage de rien. C’est là, je l’écoute. Nous tournons, cela tourne, se coordonne, produit des énergies dans lesquelles nous sommes plongés. Au centre, je découvre comment s’orientent des présentations que je croyais impossibles. Je n’oublie pas, n'oublie jamais, l’effet que cela produit. Des années passent en un instant. Je suis peut-être ailleurs. Une faille temporelle. Ce ne sera jamais un retour en arrière. C’est comme s’il y avait tout le passé d’un coup. Et avec lui, l’aveu. Ainsi, c’est ce que je suis. Une première fois. Avouée. Les mots font tant de bien dans ce cas. Ce n’est pas trahir que de dire. Cela, il fallait que la maturité gagne et ce n’était pas une question de temps. Maturité immédiate. Un regard. Une occasion. Où j’ai le choix. Je saisis ma chance. Franchise rare. Rien ne ment dans ce que je révèle. Renversement délicat de l’apaisement. Je comprends aussi pourquoi certains élans ne sont pas réciproques. On les voudrait. Ça arrangerait tout. Politiquement.

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