Saturday, September 12, 2020

Chroniques de l'invisible - 251

Au moment où cela arrive, j’aimerais tout arrêter, l’écrire comme ça vient, décrivant l’incohérence qui m’amène à conclure. Puisque j’ai changé mon plan. Aucune raison apparente de tout annuler, à devoir mentir. Je le sais juste. J’ai rendez-vous. Je programmerais des heures, des horaires. Des événements. Je suis donc en amont mais il y a encore un amont, là où il n’y a pas besoin de mots. On s’attend à des conversations comme les fous dans la rue ou leur appartement. Ce n’est pas de cet ordre. Et puis il y a ces sensations. Le temps ralentit. Je me déconnecte. Pour la raison. Ce n’était pas une question d’amour. Je comprends le besoin d’en faire des histoires. Je sais même comment cela commence. Ce que cela serait si je ne voulais pas. Ce que cela dirait. De l’humour peut-être. Ah, désolé, aujourd’hui c’est le refus dont j’aimerais être le témoin. Finalement pas drôle. Entretemps, j’ai fait tout un cheminement pour arriver à une conclusion terrifiante, de celles qui déclenchent, font qu’une rupture se produit. Alors, si c’est vrai, il faut aller au bout, aller plus loin. C’est une bonne question. Bien sûr qu’il faut que le corps textuel soit engagé. Bien sûr que j’ai besoin de cette proximité. Je la désire tout en freinant à cause du caractère irréversible qui s’y attache propre à toute métamorphose.

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