Tuesday, September 8, 2020

Chroniques de l'invisible - 247

Depuis ce voyage-là de la conscience, je t’écris. Ce serait raconter jusqu’à tout ce qui se passe, non plus pour la mémoire mais pour communiquer, informer. Ça aussi c’est un rêve qui continue mais pour que cela fonctionne il faut reprendre deux trois détails. Pas grand-chose. La ville c’est bien. L’époque c’est pas mal non plus même si le calendrier sera sûrement compressé ou renversé pour les besoins de l’intrigue. Le plus difficile c’est pour l’avenir. Il suffira d’antidater. « Je vois des fusées dans le ciel » (signé 1730). Là où il va falloir beaucoup modifier, c’est l’activité. Ne rien faire du matin au soir, ne jamais rencontrer personne, ça ne fait pas un roman. Le sas d’invisibilité un peu plus contraignant.

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